YELLOWSTONE JUIN 2010
Après 2008 et 2009, nous avons toujours envie d'Ouest Américain. Les grands espaces, les parcs si sauvages, la terre rougeâtre, les rubans bitumeux quasi infinis, le soleil brulant, les mégapoles si semblables et l'accueil des habitants, si agréable...

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Enfin, la dernière semaine

 Il nous faut aussi penser au partage de ce voyage : ce blog est le moyen le plus pratique. En effet, l'an passé, j'avais rédigé un carnet de bord, mais il n'a été accessible par nos proches qu'à la fin du périple, sous forme d'un PDF de 65 pages que je leur ai envoyé par mail. Cette année, nous avons besoin d'un peu plus de "temps-réel", car notre neveu sera avec nous, et ses parents seront bien contents de découvrir au fur et à mesure quelles sont ses découvertes.

 

Le week-end dernier, nous avons commencé à préparer les sacs, en mettant (par ordre de priorité) les passeports, les billets, les copies de toutes les résa de motels, les autorisations ESTA, en ajoutant tous les objets indispensables : lunettes de soleil, casquettes, maillots de bain, shorts et T-shirts, sans oublier un ou deux vêtements chauds par personne, car cette année, nous allons plus au nord qu'en 2008 et 2009 : dans la partie la plus septentrionale de notre périple, nous ne serons qu'à 600 km du Canada.

 

Les billets d'avion ont été pris auprès de British Airways dès le 15 janvier, puis nous avons procédé aux réservations de nos nuits dans des motels, en commençant par les sites les plus touristiques du parcours. Nous avons également préparé quelques surprises pour les enfants, mais elles ne seront dévoilées qu'en dernière minute...

 

Nous avons finalement opté pour le 3ème itinéraire; le budget vacances a un peu aidé à cette option, les vols pour Phoenix étant parmi les moins onéreux des vols à destination des USA.

 

5 000 km entre Phoenix, Las Vegas, Salt Lake City, Yellowstone, Sturgis, Denver et retour à Phoenix

 

4 000 km entre Montréal, Boston, New-York, Chicago et retour à Montréal

 

4 000 km entre Miami, Savannah, Memphis, New Orleans et retour à Miami

 

Après 6 mois d'attente, la dernière semaine est enfin arrivée. Vers la fin 2009, nous nous sommes demandés s'il était raisonnable de partir aux Etats Unis une troisième année de suite. Les comptes faits, l'envie nous a poussés à refaire ce choix pour les vacances de l'été 2010. Plusieurs itinéraires ont été envisagés :

 

Les Parents de Lucas : Muriel et Dominique

 

Son cousin : Alan (11 ans 1/2)

 

Le fiston : Lucas (9 ans 1/2)

 

Nous, c'est à dire :

 

20/06/2010 : Nous y voici...



Publié à 20:23, le 20/06/2010, Région parisienne
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On s'en rapproche encore un peu

 Ce soir, nous (les parents) avons rangé, classé, transféré les mails, transmis les dossiers brûlants...

Bref, le travail est mis entre parenthèses.

 

Lucas a reçu son bulletin : tout va bien. Les résultats sont bons, et la classe supérieure l'attendra à la rentrée.

 

Alan est, lui, dans le train qui l'amène à Paris et nous le récupérons ce soir, avec frère et parents. Ces trois derniers repartiront après-demain sans Alan, nous le laissant pour 4 semaines pendant lesquelles il devra faire le ménage, laver le linge, et tant d'autres choses passionnantes pendant que nous nous ennuyerons à la piscine et serons obligés de nous installer en terrasse en attendant qu'il ait terminé ses extraordinaires activités.

Non, allez! Je plaisante, évidemment. Alan ne fera pas le ménage...

 

 

 

 

25/06/2010 : Dernier jour de boulot



Publié à 20:10, le 20/06/2010, Région parisienne
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Le voyage, proprement dit

28/06/2010 : Le jour le plus long…

 

Branle-bas de combat vers 6h du mat. Dans 1h30, Christian vient nous chercher pour Roissy CDG. Pas mal de choses à faire avant de fermer la porte de la maison : douches, p’tits-déj, bouclage des sacs, dernière vaisselle, les compteurs de gaz et eau, les poubelles, un dernier check des papiers à emporter. Enfin, à 7h30, le deuxième tour de clé est donné. Notre ami attend dehors, pas rasé (la défaite de la France risque de coûter cher à Gillette avec tous ces paris perdus), nous partons.

La bonne humeur aussi est au rendez-vous, et nous arrivons au terminal 2A sans avoir stressé plus avant dans les précoces embouteillages de ce lundi matin.

Là, les choses vont bon train. Après avoir salué notre "ami-chauffeur", une vingtaine de minutes nous est nécessaire pour récupérer les cartes d’embarquement. Encore quelques instants, et nous sommes parés en magazines. Nous nous présentons au contrôle douanier, et à la fouille des sacs. Comme à l’accoutumée, Muriel sonne de partout : c’est la réincarnation de Super Jaimie ou quoi ?

Bref, on passe, s’installe dans la zone d’embarquement. Première pause ravitaillement : Alan, qui ne se sentait pas de manger ce matin a maintenant un petit creux. De toute façon, nous ne serions pas restés sans prendre un dernier café parisien. On en profite pour envoyer quelques SMS. Première brève rencontre aussi : un couple de français qui part à Londres par le même avion que nous, pour rejoindre Tokyo. Endurcis au voyage depuis de longues années, itinérants aussi, mais leur mode de séjour est plutôt voiture-camping, que voiture-motel. On bavasse un peu, ça passe le temps, et c’est amusant d’entendre les anecdotes des autres.

 

Puis commence l’embarquement proprement dit. Nous montons dans l’avion, nous installons confortablement pour la demi-heure qui nous sépare (théoriquement) du décollage, et attendons,attendons, et attendons encore…

 


 

Annonce du pilote : Nous sommes en retard, et allons bientôt décoller, mais pas d’inquiétude pour les correspondances, un bureau spécifique se trouve à Londres pour gérer cela. Notre escale à Londres est d’une durée d’environ 3 heures : pas de crainte démesurée à avoir. Enfin, avec une bonne demi-heure de retard, l’avion s’ébranle et prend la direction du taxi-way. Un bon quart d’heure plus tard, retour au parking : un bagage en trop se trouve dans l’avion, et il faut le récupérer. Eh oui, un avion ne doit décoller qu’avec des bagages appartenant à ses passagers, cela limite (semblent penser les compagnies) le risque de se retrouver avec des bagages piégés. On a de la chance, ils retrouvent rapidement la valise en question, et on peut recommencer la procédure : attente, taxi-way, re-attente, décollage (cette fois-ci).

Pour mémoire, nous avions l’an passé, sur le même vol, subi une attente équivalente à cause d’une panne de courant générale de Roissy.

Les garçons sont un peu en dehors de tout ça, jouant à qui mieux mieux à la DS,  lisant leurs romans, ou jouant aux mots fléchés. De temps en temps, nous leur traduisons les explications données par la compagnie.

A Londres, pas de soucis particulier. Ah ! Un petit contrôle supplémentaire est né de l’imagination des administrations et du cerveau des techniciens des compagnies privées : on frotte maintenant vos bagages avec une chiffonnette, principalement au niveau des ouvertures et des poignées de manutention, et on soumet ce carré de tissu à l’analyse d’une machine qui y cherche des traces d’explosifs. Après analyse de nos chiffonnettes (2 « f », 2 « n » et 2 « t », c’est compliqué), pas de trace d’explosifs chez nous…

Nous nous restaurons de sandwichs pris dans un "Bagel Street", puis prenons le shuttle qui nous emmène au B34, d’où part notre avion. Il est là, magnifique : le 747 est vraiment beau.

Embarquement cacophonique, comme à l’accoutumée, avec son lot de passagers sensés attendre d’être appelés rangée par rangée, qui se précipitent vers le comptoir dès la première annonce, bloquant le passage, et ne bougeant pas de là…

 

On s’installe, le plus confortablement possible (on en prend pour une dizaine d’heures au bas mot), mais c'est une gageure dans un 747 en 2° classe. Puis on attend, on attend…

 

Nous décollons avec 45 minutes de retard. Le pilote rattrapera, tranquille. Nous sommes installés à 4 de front dans le bloc de sièges central. De gauche à droite (dans le sens de la marche) : Alan, Lucas, Muriel et moi-même. Les DS jaillissent des sacs à dos comme pas enchantement. Heureusement, les repas servis feront des prétextes pour arrêter ces engins diaboliques. La vidéo à bord de l’avion propose de nombreux films, pas mal de dessins animés ou de programmes pour les enfants, et cela permet de varier les plaisirs. Le temps s’égrène lentement, et nous suivons petit à petit l’avancée de l’avion sur la planisphère, avec infos de température, de vitesse, et de temps restant. En résumé : vol à 900 km/h, à 11 000 m d’altitude, et un temps estimatif par rapport à l’arrivée toujours trop long.

Lucas et Alan parviennent à dormir 1 h ou 2. Alan se réveille quelques minutes seulement avant l’atterrissage, pendant que son cousin a sérieusement la nausée, avec les embardées que fait l’avion pour se mettre dans l’alignement de la piste, la fatigue, et la chaleur. Il tient le coup.

Au sortir de l’avion, la chaleur nous assaille, et plus loin, la file d’attente au contrôle douanier parait interminable. Mais, pas moyen de déroger, alors on attend encore et toujours. Nous passons enfin, le douanier est sympa. Nous nous précipitons pour récupérer nos bagages. Ou plutôt notre bagage. Pendant l’attente au contrôle, l’un des 2 a disparu. Sans doute un autre passager aura t’il confondu notre valise avec la sienne. En effet, des dizaines de valises à roulettes noires tournent sur le tapis, et l’une d’entre elles, identique à la notre, continue de tourner quand nous décidons de porter réclamation auprès de British.

Là, l’attente reprend avec 4 ou 5 personnes ayant connu une mésaventure semblable. La procédure est assez longue, et le guichetier est seul. Les enfants sont assis un peu plus loin : ils sont ravagés de fatigue (il doit être environ 3 ou 4 h du mat à Paris). Enfin, notre tour arrive. On nous prévient que notre bagage ne nous sera probablement pas rendu avant 2 jours (à Vegas). Une carte de crédit contenant 200$ nous est fournie pour acheter des affaires en attendant ce moment.

Nous prenons la navette pour le Rental Car Center, remplissons les formalités d’usage (on essaie de nous refourguer une assurance complémentaire), prenons l’escalator qui nous conduit à l’immense parking d’Alamo. Là, plus de Mid-SUV. On a donc le droit de prendre un SUV (4x4 assez gros, type Jeep) ou un pick-up. Les pick-ups sont magnifiques et nous sommes très tentés, mais leur absence de coffre les élimine de la compétition. Dommage… Restent deux 4x4, dont un qui a les vitres fumées, et nous le choisissons pour la discrétion qu’il procurera à nos bagages qui passeront une bonne partie du séjour dans le coffre. D’autre part, cette Kia est très confortable, très spacieuse (7 places) et bien équipée. Dès la prise en main, je me rends compte que le moteur 6 cylindres est très puissant. Sans doute sera-t-il gourmand également…

Nous rejoignons le motel en 1/4h grâce à la magie du système d’appellation des routes et à leur rectitude, et à l'aide d'une carte succinte de Phoenix fournie par Alamo. Arrivés au comptoir, l’hôtesse a reçu un appel téléphonique à propos de notre valise. Elle a noté les coordonnées de la personne qui a effectué la substitution. Nous la rappelons, et avec l’aide précieuse de l’hôtesse, apprenons que notre valise nous sera livrée par British dans 1h environ. Tout semble bien se présenter…

Malheureusement, tous ces retards pris à l’arrivée (longue attente à la douane  et absence de la valise des garçons) nous aurons privés de la piscine (prévue dès notre installation à l’hôtel) car les maillots de bain des enfants ont été rangés dans le bagage perdu. Les gars sont déçus, mais ne ralent pas trop...

Nous prenons notre chambre, et repartons pour nous restaurer au « 5 & Diner ». C’est un des très beaux « diners » que nous avons répertoriés pendant la préparation de ce séjour. Nous espérons en faire d’autres pendant ce trip. Nous avions choisi ce Days Inn pour sa proximité du restaurant, et y arrivons donc rapidement. L’ambiance est sympa. Ici, nous sommes au royaume des néons, du skaï, des chromes, de la musique des fifties, et du burger. La serveuse, avec sa blouse façon « American Grafitti » est souriante, et vient à plusieurs reprises s’enquérir de notre bien être. Alan a pris un gros Cheeseburger (qu’il finira presque), Lucas a choisi un Hot Dog, Mumu a opté pour des mini Cheese Burgers, j’ai préféré le Big Texan Burger (excellent). Nous avons tous eu droit à des French Fries en accompagnement. Quelques photos furent prises, et nous retournons au Days Inn. Notre valise est là, et on ne nous a pas réclamé la carte de crédit contenant les 200$ : fin heureuse de cette mésaventure.

 

 

 

 

On rentre à la chambre, tous contents, et pressés de se coucher. On doit s’endormir vers 21h…

23h : réveil.

01h : réveil.

Il est maintenant 3h10 : les enfants, Mumu et moi allons éteindre la lumière et essayer de nous rendormir. Je viens de préparer cet article (je n'ai pas redormi depuis 1h00) que je mettrai sur le blog demain matin. Alan et Lulu ne dorment plus depuis 1h30 du matin, et Mumu depuis environ 50 minutes. C’est le jet lag : Vive les Vacances !!!

 



Publié à 19:10, le 20/06/2010, Phoenix
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On quitte déjà Phoenix

 

Mardi 29 juin

 

Eh bien non! A 3h10, impossible de dormir. Une séance lecture s'est donc imposée à moi. Puis, les horaires se sont un peu embrouillés. Je me souviens qu'à 4h50, il faisait jour, et que vers 5h30, j'ai repris ma lecture. Lucas se lève de temps en temps tandis qu'Alan en écrase. Ainsi se termine notre nuit.

 

 

A 6h10, Lulu et moi descendons chercher le code d'accés WIFI de l'hôtel. Nous remontons récupérer Mumu et Alan pour le petit déj qui est déjà servi. C'est sommaire comme breakfast : céréales, patisseries, lait froid, café, jus de fruits et fruits frais. Dit comme ça, ce n'est déjà pas si mal, mais en réalité, cela faisait un peu cheap. Nous avons néanmoins pu nous caler, et démarrer la journée.

 

La tant attendue piscine nous tendait les bras, et nous y étions dès 8h du mat. Elle était chaude, mais sans plus. Nous y étions seuls, et les gars s'en sont payé une bonne tranche. Longueurs, plongeons, sauts divers, passages dans le jaccuzzi surchauffé; les relax n'ont pas eu à souffrir de leur passage. Mumu a profité de ce long moment pour une séance de repos/bronzette pendant que je mettais l'article précédent en ligne gràce à l'accès WIFI.

  


 

Ceci fait, je suis allé chercher les tickets pour la soirée du 22/07.

 

La voiture (une KIA Borrego, modèle que l'on ne trouve pas en Europe) roule bien (après une petite recherche sur le net, le moteur V6 est un 3,8L de 276 chevaux : pas étonnant qu'elle envoie bien).

 

De retour au Days Inn, je récupère mon monde, et nous partons. Check-out, chargement du coffre, et direction la concession Harley Hacienda de Scottsdale. Nous nous y sommes rendus au jugé, d'après mes souvenirs de l'an passé, et ma foi, cela s'est plutôt bien passé. En quasi ligne droite, juste une ou deux hésitations sur le dernier kilomètre.

Arrivés là, nous avons revisité cette belle concession. Le personnel y est très accueillant, et le matériel y est présent en quantité (motos, fringues, accessoires). Toutefois, je n'ai rien trouvé. Pas grave, nous en verrons d'autres... Notamment, pendant les 4 jours à Vegas.

 

Ceci fait, direction le Wal-Mart le plus proche, pour y acheter de quoi se lancer sur la route : de l'eau, une glacière, un sac de glace et quelques gateaux pour se caler si besoin. Nous pourrons ainsi parer à toute déshydratation ou fringale. Comme il est déjà midi, Alan a l'estomac dans les talons. Nous choisissons d'acheter des sandwichs, des donuts et des pommes. Ils seront mangés dans la voiture en partant pour Prescott.

 

Les enfants ont bien entendu profité de cette escale pour visiter les rayons de leur age, et Alan s'est acheté une rampe de skate et un skate. Lucas, a jeté son dévolu sur un Bakugan et un skate.

 

Sur la route vers Prescott, le temps s'est modifié un peu. Il n'y a maintenant plus de soleil, et nous espérons qu'il ne pleuvra pas pour le rodéo de ce soir. Sur le net, ils évoquaient des risques d'orages.

 

En arrivant au Best Western Prescottonian, nous récupérons une belle chambre, nettement plus soignée que celle du Days Inn (dont la propreté était un peu limite). Ici, la moquette est nickel, les dessus de lit très jolis, et on a disposé 4 oreillers par lit. Il y a un frigo et un micro-ondes. Enfin, la chambre est au rez de chaussée, et nous pouvons garer la voiture juste devant, permettant de décharger facilement la voiture. Toutefois, ce devrait être un peu plus bruyant que le Days Inn, car la route (qui monte) est proche, et les voitures y passent nombreuses et en pleine accélération.

 

La piscine est plus petite et moins belle que celle du Days Inn, mais les gars ont très envie de la tester, et ils nous ont tanné pendant 1/2h. Ils y sont maintenant, avec Mumu.

Ils étaient excités avant de partir, et se marraient comme des baleines pour un rien. On aurait dit qu'ils avaient bu : ivres de fatigue sans doute.

La piscine était gelée : j'espère que cela les aura calmés. Ce soir, ils vont avoir besoin d'énergie pour tenir jusqu'au Bull Riding, car ce soir, nous les emmenons au Rodéo. Après le ratage de l'an passé, pas question de partir avant que les taureaux et leurs passagers éphémères n'aient fait leur show...



Publié à 19:00, le 20/06/2010, Prescott
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Rodeo

30/06/2010 : 

Hier soir, après la piscine, nous avons fait une tentative de visite du centre ville de Prescott, mais tout était fermé dès 17h30. Nous avons donc fait le choix de rentrer à la chambre, et faire faire une sieste aux garçons, qui montraient des signes de fatigue avancée.

Il ne leur aura pas fallu longtemps pour fermer les yeux. Et si nous n'avions été vigilants, nous aurions fait comme eux.


 

Le réveil a été très dur. Il a fallu les secouer un moment avant d'obtenir la moindre réaction, et nous les avons traînés jusqu'à la voiture, où Alan s'est dépèché de repiquer du nez. En arrivant au Rodeo, nous avons lentement pris la direction des tribunes (il fallait presque traîner Alan tant il était fatigué). L'hymne américain avait été entonné, et le spectacle a commencé sitôt arrivés à nos places (nous avons donc échappé à l'interminable présentation des sponsors).


Les épreuves se sont enchainées, entre-coupées d'intermèdes publicitaires (des cavalières qui passent au galop, portant des bannières Coca-Cola et Dr Pepper), et accompagnées du commentaire lancinant et permanent de l'animateur de la soirée. Les gars se sont interressés rapidement au spectacle, et hormis quelques phases où la fatigue les a un peu éteints, ils ont fait des spectateurs tout à fait honorables.

 

 

 

 

 

Nous avons acheté un Peaucha d' Boycow pour Alan, qui avait l'air d'un vrai, comme son cousin.


La fin du spectacle, surtout, a retenu leur attention : le Bull Riding est en effet assez impressionnant et ils étaient tout à fait éveillés et passionnés pendant cette partie du show/compétition (car les primes offertes aux vainqueurs en font une compétition plus qu'un show).


 

Les cowboys qui se lancent dans les différentes épreuves du Rodeo en ressortent souvent boitant très très bas : ils se prennent parfois des gamelles assez sévères, que ce soit en chevauchant leurs montures ou en en sautant... Nous avons assisté à quelques chutes dont nous n'aurions pas aimé être les "héros".

Puis, direction le BW, où nous avons éteint la lumière très rapidement pour nous lancer dans un sommeil salvateur.

 

Jusqu'à 3h du mat...

Puis, à nouveau jusqu'à 4h!

Les enfants et Mumu ont dormi jusquà 6h, et j'ai lu en les attendant.

A 6h45, nous avons pris la direction du breakfast, où nous avons eu : scrambled eggs, sausages, mash potatoes, gaufres, jus de fruit, fruits frais en salade, cakes, etc.

Alan, Mumu et moi-même, avons copieusement garni nos assiettes, pendant que Lucas pinochait un peu. Ce breakfast était très correct, dans une salle agréable.

Retour à la chambre, où les enfants et Mumu jouent au Yam pendant que je termine cette rubrique.

La suite partira de Vegas, mais nous n'aurons pas d'accès WIFI, et cela se fera sans doute moins régulièrement que depuis le début du voyage, à bon entendeur...



Publié à 18:30, le 20/06/2010, Prescott
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Route 66 et enfer des casinos...

 

01/07/2010 :

 

Hier, nous avons quitté Prescott en empruntant la 69 jusqu'à Ash Fork. Un petit bout d'Interstate 40, puis nous sommes sortis pour prendre l'Historic Route 66. Pendant la préparation du voyage, nous avions décidé de ne pas passer par cette route mythique (que nous connaissons déjà et qui nous rallonge en miles et en temps), et pensions tracer directement par l'Interstate jusqu'à Kingman, puis rejoindre Vegas au plus vite. Mais arrivés là, nous avons pensé que ce serait dommage qu'Alan ne s'en fasse pas un petit bout, alors...

La route commence par une longue ligne droite à travers la prairie, puis quelques courbes qui séparent à nouveau de longs tronçons d'une rectitude "américaine". Nous avons fait étape à Seligman, et y avons pris un café, après avoir visité la boutique de Rusty Bolt, où les enfants ont acheté cartes postales et autocollants. Le décor de ce petit village est très "Cars", avec ses épaves de voitures des années 30 à 70 réparties devant ou sur le côté des boutiques de Main Street (la seule rue, en fait), épaves qui sont dans des états divers, allant de la carcasse qui ne redémarrera jamais, à la voiture qui pourrait avoir pris sa retraite quelques années en arrière seulement.

 


 Attention, un Cowboy derrière nous!!!

 

Alan avait, depuis quelques kilomètres, remarqué sur la colline la plus proche de Seligman, un grand "S" blanc peint sur des roches : ce signe distinctif est présent à proximité de pas mal de villes d'Arizona et d'Utah. Nous devrions en revoir quelques-uns.


Mumu prend le volant pour me relayer un peu, et en profite pour faire la découverte de cette voiture pendant que je m'assoupis une vingtaine de minutes.

 

Plus loin, nous faisons un stop à Hackberry, où se trouve une autre boutique typée Route 66, avec son lot de vieilleries si caractéristiques des années 50 (principalement). Nous y faisons brièvement la rencontre du Directeur du Chapter Mother Road de la concession de Kingman. Il est en virée pour se rendre à El Paso, TX.

 


 

 

Puis, nous avons repris la route jusqu'à Kingman, où nous avons fait notre premier plein de carburant. Mumu est allée pré-payer, les gars ont lavé les vitres de la voiture pendant que je remplissais le réservoir d'Unleaded 87. Pas pensé à regarder le prix, mais je communiquerai l'info pour comparaison.

En repartant, nous avons pris la 93 North, direction Las Vegas pour 100 miles. Nous sommes passés au Hoover Dam pour la 3° année consécutive, et avons constaté l'avancement des travaux de contournement. Le fameux pont qui fait passer l'autoroute bien au dessus du barrage en est maintenant aux finitions. Je pense qui si nous venions l'an prochain, nous aurions une bonne chance d'emprunter cet édifice...

 

 

Quand nous avons fait une petite halte au Hoover Dam pour voir ce chantier et le barrage, il faisait 42°, avec beaucoup de vent brulant.

Enfin, nous avons aperçu la fameuse cité, Capitale Mondiale du Jeu. Nous avons emprunté l'espèce de périphérique constitué d'autoroutes à 4 ou 5 voies dans chaque sens, et sommes arrivés au Circus-Circus, notre hôtel pour ce soir, environ 1/2h plus tard. Il y avait pas mal de monde au lobby, et nous avons mis environ 3/4h pour récupérer nos clés de chambre. Nous sommes au 19° étage de la Skyrise Tower. La vue n'est pas extraordinaire, mais cela ira bien.

 

 

A peine installés, nous sommes repartis, pour aller voir la boutique de Tiags du Fashion Mall situé à 1km environ de l'hôtel.

Nous avons pris la voiture, car à Vegas, les hôtels n'ont jamais l'air très éloignés les uns des autres, mais les kilomètres s'additionnent, et à un moment, on est complètement claqué. Comme nous avons déjà eu un programme assez chargé, et que nos nuits sont écourtées en raison du jet-lag...

La boutique ne comportait pas d'articles sur lesquels nous avons pu flasher, soit que les modèles ne nous aient pas attirés, soit que le budget ait naturellement freiné notre envie d'en posséder une nouvelle paire. Les prix allaient de 350$ à 1600$... Ceux qui me plaisaient démarraient à 800!

Ensuite, nous avons acheté quelques T Shirts pour les enfants, et sommes rentrés à l'hôtel. Douche pour les gars, suivie d'une sieste de récupération dont ils ont eu un mal fou à sortir... Il faut voir leurs têtes au moment du réveil!!!

Direction la pizzeria (un snack où nous avons déjà mangé l'an passé, situé en bordure d'une salle de jeu de notre hôtel), où l'on a pris une Large Pizza Pepperoni (16''), et une Small Regina (12''). Nous nous sommes tous régalés, et avons ensuite pris la direction du Bellagio, où nous avons vu le magnifique spectacle gratuit des jets d'eau (que nous avons filmé, mais pas possible de mettre en ligne, dommage). C'est vraiment très beau et nous ne regrettons pas cet effort que nous faisons (rapport à notre fatigue à tous).

 


A 23h, nous sommes rentrés nous coucher.



Publié à 18:00, le 20/06/2010, Las Vegas
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La Journée des enfants

 

02/07/2010 :

Hier matin (01/07/2010, donc), je me suis encore réveillé aux aurores, et j'ai bouquiné en attendant une heure décente pour faire le bruit nécessaire au réveil de la petite famille. Vers 6h30, ma douche terminée, j'ai donc entrepris de les faire lever un par un. Cela n'a pas été trop difficile, car nous sommes tous encore un peu atteints par le décalage horaire et, malgré la fatigue, notre métabolisme n'est pas vraiment programmé pour dormir à 15h30, et c'est l'heure qu'il était à ce moment à Paris.

Nous sommes descendus to have breakfast au buffet du Casino. La qualité est correcte, il y a de tout ou presque, et on peut faire un repas complet, puis tenir jusqu'au soir. Les enfants ont tous deux eu les yeux plus gros que le ventre. C'est vrai qu'il est tentant de remplir son assiette devant des buffets si bien garnis. Et une fois l'assiette remplie, on voit encore des choses qui nous font envie, alors on entasse...

Ceci fait, nous sommes remontés dans la chambre où les gars ont commencé à écrire leur voyage sur un cahier acheté la veille. Ils ont assez bien joué le jeu. Il y a bien une faute de conjugaison ou d'orthographe par ci par là, mais ils écrivent. Cela les incite à repenser leurs journées, et leur permet d'exprimer leurs émotions, encore que cela se résume souvent à une énumération des choses vécues (comme ma rubrique, peut-être) ...

Puis, nous leur avons annoncé que le "Jour des Enfants" était arrivé. Nous avions vu, en allant au breakfast, que l'Adventure Dome ouvrait à 10h00 du matin. Nous sommes donc descendus Alan, Lucas et moi au Dome à cette heure là, afin de leur faire profiter de ce parc d'attractions situé dans l'hôtel. Mumu, un peu plus tôt, avait filé jusqu'au Fashion Mall afin d'y faire quelques achats.

 

En arrivant au Dôme, j'ai pensé qu'à deux, ils n'avaient peut-être pas besoin de moi pour participer à  leurs attractions... J'ai donc acheté deux passes, et ai joué au guide, spectateur, suiveur. Et là, ils s'en sont donné à coeur joie : tout en double ou en triple...

Lazer Blaster, Auto tamponneuses, T-Rex Ride, Grand Huit, Grand Splash, Big Shot, avec une mention spéciale pour le Grand Splash qu'ils ont dû faire 6 fois dans la matinée, à tel point que quand nous sommes retournés dans la chambre de l'hôtel vers midi, ils étaient trempés de chez trempés.

 

 

 

Pour le Lazer Blaster, au premier passage, Alan n'a touché personne : en sortant, il était un peu déçu et ne comprenait pas pourquoi. Au deuxième passage, je regardais les scores s'afficher sur un écran situé à l'extérieur, et ne voyais toujours mon Alan marquer de points... J'en venais à souhaiter qu'il en marque au moins un afin de ne pas être trop chagriné ni trop se faire chambrer par Lucas. Je me disais que probablement, il y avait quelquechose qu'il n'avait pas compris, et allais demander à Lucas de lui montrer comment faire avant le troisième passage. Dans les dernières secondes, il a marqué un point (Ouf!!!), et en sortant, Alan m'a déclaré qu'il venait de se rendre compte qu'il tenait son pistolet à l'envers depuis le début. On s'est bien marrés... Au troisième passage, ils ont tous les deux shooté à de nombreuses reprises, mais ils se battaient contre des ados certainement plus affutés, et se sont fait dégommer plus souvent qu'à leur tour.

 

Le Big Shot les a ravis tous les deux. Alan s'est un peu cogné la tête à l'accélération, mais rien de grave...

 

 

Au Grand Huit (le Canyon Blaster), ils sont montés tous les deux enchantés, avec mes consignes en français. Car évidemment, tout est en anglais, et quand il s'agit de sécurité, cela peut devenir dangereux. Leur voiture est partie pour la grande montée, suivie de 2 loopings, puis de 2 barriques, et de multiples virages, plus serrés les uns que les autres. Bref, la tête en bas à 4 reprises ! En sortant, j'ai vu Lucas tituber et Alan plus gaillard que jamais... Lucas avait gardé la tête baissée pendant une partie de l'attraction, et il a dû fermer les yeux. Il a donc été balloté sans aucun repère pendant 1 minute. Il était un peu groggy, et quand Alan a dit : "On y retourne!", il a rétorqué : "Pas moi!". J'étais un peu décontenancé, et surtout inquiet : laisser Alan aller seul dans une attraction extrème... S'il se passait quelque chose... Puis je me suis dit que ce manège fonctionne toute l'année, à raison d'un passage toutes les 2 ou 3 minutes, de 10h à 22h ... Je n'allais pas lui gâcher son plaisir ! Il y est donc retourné une fois, et en est ressorti en sautant de son wagonnet, alerte et guilleret, comme si de rien n'était. Je pense qu'il a pris moins de plaisir en y allant seul car il n'a pas demandé à y retourner (et c'était très bien comme cela!!!)

 

 

 


Ils sont là-haut, quelque part vers le milieu du train...

Aux auto-tamponneuses, Alan se frisait les moustaches pendant que Lucas galérait avec son volant, braquant trop fort, et bloquant ses roues, voire repartant en marche arrière. Comme l'an passé, je tentais de lui donner des conseils depuis le bord de la piste, mais il n'aime pas ça (il a de qui tenir), et cela s'est terminé en jus de boudin...

 

 

 

Pendant la première descente du Grand Splash, Lucas fermait les yeux. Je lui ai donc demandé de les ouvrir, et tendre les bras au dessus de sa tête pour le deuxième tour. Je l'ai vu pendant la descente suivante les bras hésitant à redescendre, mais il a réussi à les maintenir en hauteur et ce, avec de plus en plus d'assurance tout au long des passages suivants. Pas de problème du coté du cousin.

 

 

 

 

Bref (si je puis dire que cette rubrique est brève), au bout de 2h à ce rythme, ils ont voulu faire une partie de "Palet". Ce jeu est payant en plus du forfait leur permettant de faire les autres attractions : j'ai donc donné mon accord pour une partie. Puis ils ont voulu en faire une seconde. J'ai dit non. Ils ont alors voulu boire un coup, et j'ai imaginé les Coca-Cola qu'ils allaient nécessairement me demander... Alors, je les dirigés vers une fontaine d'eau potable gratuite ou ils se sont abreuvés, puis je leur ai offert 2 parties de "Palet" en leur expliquant l'intérêt de ce deal, aussi bien pour leur santé que pour leur plaisir à jouer.

 

Vers 13h, nous sommes remontés à la chambre, et avons attendu Muriel en faisant une partie de DS. Quand Mumu est arrivée (la Carte Bleue encore tiède dans son sac à main), nous avons inversé les rôles, et je suis allé faire mon shopping pendant qu'elle s'occupait des gars au Dome. Ils ont refait une partie des attractions, mais il y avait plus de monde. Ils ont, en plus du matin, fait une partie de Mini-Golf (Mumu a joué avec eux).

 

Moi, je suis allé chercher la clé de notre chambre au Golden Nugget. Car ce soir, nous changeons d'hôtel. Nous voulions leur faire la surprise de pouvoir nous baigner dans la super piscine de cet hôtel. Puis, je suis allé chez Harley, où j'ai traîné 1 petite heure, et ai trouvé quelques T-Shirts sympas.

 

Quand je suis revenu au Circus-Circus, je me suis dirigé vers le Dome, et après un tour du Parc, ai trouvé les gars faisant une partie acharnée de "Palet", Mumu les observant à proximité.

 

Nous avons aussitôt quitté le Dome, et avons annoncé aux gars que nous ne dormions pas là le soir : grosse intrigue. Nous les avons fait mariner un moment, puis leur avons donné des indices. Ils ont trouvé en chemin. En arrivant au Golden Nugget, nous sommes allés dans notre chambre (beaucoup plus sympa, confortable et luxueuse qu'au Circus-Circus) puis sommes descendus pour nous baigner.

 

 

Là, impossible! J'étais assez énervé! Déjà, l'an passé, nous n'avions pas pu nous baigner parce que nous n'avions pas de chambre à l'hôtel (il n'y en avait plus quand j'avais voulu réserver). Cette année, nous sommes clients, et nous ne pouvons toujours pas... L'hôtesse m'a expliqué quelque chose que je n'ai pas compris, et Mumu, en discutant avec une cliente, a compris qu'un client venait d'être malade dans la piscine, et qu'il fallait tout nettoyer. La piscine n'allait donc ré-ouvrir que le lendemain matin, à 10h.

 

Nous avons traîné un peu, puis sommes montés à la chambre pour les douches des enfants, et sommes redescendus vers 20h pour diner. En chemin, nous avons vu la plus grosse pépite d'or du monde, qui se trouve en expo dans notre hôtel, le Golden Nugget, dont le nom est bien choisi, puisqu'il signifie : "Pépite dorée".

 

 

Restaurant italien, comme la veille. Mais là, on n'était pas dans un Fast food. Ce restaurant nous a servi des pizzas nettement plus savoureuses. Retour à la chambre puis, vers 22h, nous sommes partis en balade : nous voulions montrer Fremont Street à Alan. Cette rue est couverte, sur toute sa largeur, d'une espèce de voute sur 400m de long, voute composée de 6 millions de lampes qui permettent au régisseur, à l'aide d'une batterie de 37 ordinateurs, de faire apparaître sur cet "écran" géant des vidéos magnifiques, sonorisées comme il se doit à grand renfort de watts et de décibels. Ils y projettent 2 morceaux de Queen, et c'est vraiment bien. Alan a apprécié. Lucas aussi, bien qu'il l'ait déjà vu l'année dernière.

 

Sous cette voute, il y a aussi toute une population d'huluberlus et autres marchands, acteurs, artistes, qui tentent de faire leur "Butter" en échangeant leurs prestations contre des "bucks", ou tout simplement, qui s'amusent et font leur show. Ainsi, Alan s'est bien fait avoir par un gars qui avait jeté par terre un billet de 5$ attaché à un fil. J'avais repéré le gars depuis un moment, et guettais l'éventuelle réaction des gars. Alan, qui a toujours les yeux qui trainent par terre, a vu le billet et, au moment de l'attraper, le billet a fait un écart de 1m. Je me suis bien marré en voyant la tête d'Alan. Et son air revanchard, quand il a compris le truc... Il voulait y retourner et essayer à nouveau en rusant, mais je l'en ai dissuadé. Sous cette voute, il y a des portraitistes, des Elvis, des contortionnistes, des marchands ambulants, des danseuses en bikini sur un bar, probablement des pick pockets, que sais-je encore... Et des touristes, et des gogos! Bref, toute la planète est réunie à Fremont Street, et ça fait du monde.

 

Quelques minutes après, ils étaient déjà 4 de moins, puisque nous étions remontés nous coucher...

 



Publié à 17:30, le 20/06/2010, Las Vegas
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La journée des parents

03/07/2010 :

Au lever, nous nous préparons à aller au buffet du Golden Nugget pour le breakfast. A peine plus cher que celui du Circus-Circus, il lui est nettement supérieur en qualité. A l'accueil déjà, le personnel était plus sympathique. La salle ensuite, est plus agréable, d'autant que nous avons été placés en bordure des baies vitrées, avec une belle vue sur la piscine (qui ne fonctionnait pas encore, puisqu'il n'était que 8h, mais autour de laquelle des gens venaient déjà s'installer, ou installer leur serviette pour réserver des fauteuils). Le buffet, par lui-même, est également de meilleure qualité, avec la possibilité de se faire cuire ses oeufs à la demande, avec les ingrédients que l'on souhaite y ajouter (champignons, jambon, fromage, etc...). Pour faire court, on a bien mangé, puis nous sommes retournés dans notre chambre regarder un peu de foot (on est en pleine World Cup, tout de même) en attendant l'heure de descendre à la piscine.

Mumu et les enfants ont trouvé 4 fauteuils cote à cote, pendant que j'emportais notre sac de voyage à la voiture. Nous avons attendu et effectivement, à 10h, la piscine a commencé à se remplir de baigneurs. Nous nous y sommes rapidement joints, et les gars ont pris la direction du fameux toboggan pour lequel nous étions là. En montant au premier étage de la piscine, on peut en effet emprunter un toboggan qui redescend dans la piscine du rez de chaussée, en faisant quelques virolos, et en traversant un immense aquarium contenant de nombreux poissons exotiques, et une dizaine de requins. Bien entendu, la partie du tuyau qui traverse l'aquarium est transparente, et on peut apercevoir les poissons tout en glissant vers le bassin.

 

 


 

 

 

Ceci se passe assez rapidement, et on ne peut pas dire que l'on ait l'impression de se baigner avec les poissons, mais l'effet est sympathique, et l'idée du concepteur, rémunératrice car la piscine semble constamment bondée...

Petite séance de bronzette, et nous quittons l'hôtel à regrets...

 
Vous ai-je parlé du "Gruyère qui tue"? Je ne crois pas...

Eh bien,  voilà : Depuis notre départ de Phoenix, nous écoutons dans la voiture un feuilleton radiophonique qui fut diffusé quotidiennement en 1958. Cette série loufoque dont les meneurs étaient Pierre Dac et Francis Blanche évoque les aventures de Furax, un aventurier sans trop de scrupules, tantôt du coté du bien, tantôt du coté du mal. Sont présents également les détectives Black and White, qui enquètent sur des faits mystérieux, aidant ou se faisant aider du Commissaire Socrate, Directeur de la DDT, du Professeur Hardi-Petit, et de toute une ribambelle d'intervenants, pour tenter de contrer les plans de Klackmuf et les Babus, qui prétendent asservir la totalité de la planète en utilisant comme arme un gruyère vivant fabriqué en Suisse, à base d'un minerai étrange plus ou moins extra-terrestre.

 

Nous avions déjà découvert les histoires de Furax lors de précédentes vacances, et y avons intéressé Alan, qui a d'emblée adoré cet humour, et se plait, avec Lucas, à faire des imitations de certains passages qu'ils ont aimé. Ainsi, nous entendons à tour de bras des indubitablement, des indibutablement, qui permettent de déterminer avec une à peu près certitude si la personne qui prononce cet adverbe est un Babu (indibutablement) ou non (indubitablement). Les imitations de Mademoiselle Fiotte, secrétaire de Socrate sont également légion. L'ambiance est plutôt à la rigolade.

Nous ne pouvons plus, dorénavant, monter dans la voiture sans que Furax soit réclamé, et généralement obtenu.

 

 

Nous avons donc écouté Furax, et avons fait une étape au Circus-Circus, avant de nous rendre chez Boot Barn, magasin de vêtements et accessoires de cowboys. Il faut dire que la journée des parents s'est transformée de demi-journée des parents (puisque la piscine a monopolisé une partie de la matinée). Cette demi-journée consistera donc à arpenter les allées d'un Outlet Center, et y trouver des fringues dont le rapport qualité/prix est avantageux. Boot Barn, ne fait pas partie de ce centre commercial, mais il se trouve à proximité, et nous ne pouvions pas passer par là sans y chercher des santiags ou des jeans. La récolte a été partiellement fructueuse.


Idem dans le centre commercial. Nous craignions un peu d'être contraints de traîner les gars tout au long de l'après-midi, mais ils ont bien joué le jeu, intéressés par les éventuels achats que nous pourrions faire pour eux.


De retour à l'hôtel, et les douches prises, nous sommes ressortis pour emmener les enfants au Harley Davidson Café. Les motos suspendues dans le magasin tournaient au dessus de nos têtes accrochées à leur rail, la commande a été vite prise, et 1/4h plus tard, nous nous régalions de bons burgers, sauf Lucas qui avait opté pour des pates sauce bolognaise. Alan n'opte généralement pas pour le menu enfant, et nous le laissons prendre des plats du menu. Toutefois, nous allons sans doute changer notre fusil d'épaule, car il ne finit pas nécessairement ce qu'il a commandé, et les portions commandées parallèlement par Lucas dans son menu enfant sont amplement suffisantes. On tachera de gérer...

 

 

 


Ensuite, nous pensions aller visiter l'Aria, nouvel hôtel-casino du Strip. Mais nous étions tous claqués, les enfants plus que nous, évidemment. Nous sommes donc allés au magasin M&M'S, et avons visité ses 4 étages de merchandising à l'effigie des petites boules colorées. En revenant, nous avons traversé le New York - New York pour retourner à la voiture.

 

 

Ci-dessus, photo trouvée sur le Net, ci-dessous, la notre...

 

 

Je ne sais pas pourquoi, je préfère la nôtre...

1/2h plus tard, nous avions éteint les lumières, et nous endormions paisiblement.




Publié à 17:00, le 20/06/2010, Las Vegas
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Fin de Vegas et transit vers Wendover

04/07/2010 :

Hier, la journée a commencé par un breakfast au buffet du Circus Circus, like usual. Les enfants ont été plus raisonnables que précédemment, et nous ne gâchons plus de nourriture ou presque.

En remontant dans la chambre, les enfants et Mumu se sont préparés pour aller à la piscine, tandis que je devais aller à la laundry pour y laver le linge sale (que nous ne lavons pas en famille, donc). Pendant l’attente imposée par le cycle des machines, je devais retourner au Golden Nugget pour tenter d’y récupérer le carnet d’adresses de Mumu que nous y avions forcément oublié, puisqu’il ne se trouvait pas dans le sac de sa propriétaire… Comme je m’en étais servi le dernier, il fallait donc que je m’y colle !

 

Les enfants se sont donc baignés pendant 1h environ, plus un peu de récupération de chaleur couchés sur les bains de soleil (l’eau était froide). Mumu, elle y est restée beaucoup moins longtemps. Pendant ce temps, j’ai exécuté mes hautes œuvres, et me suis rendu au Golden Nugget, où j’ai rapidement eu une réponse négative à ma requête.  Retour à la laundry juste à temps pour prendre le linge à la sortie des sèche-linges, et retour à la chambre.

 

 

Ensuite, nous sommes partis pour visiter la concession Harley de Red Rock, du nom d’un canyon situé à l’ouest de Vegas. Cette concession est immense, et je voulais que les gars et Mumu voient ça. Nous y avons donc passé environ 3/4h, les enfants en faisant une partie de billard sur une table de billard aux couleurs Harley (encore un merchandising effrené), Mumu et moi fouinant à la recherche de fringues sympa. J’ai trouvé une polaire que j’ai acheté, pas pour une utilisation immédiate (il faisait environ 40°C dans les rues de Vegas, hier), mais en prévision des rigueurs de l’hiver métropolitain. Cette concession est vraiment terrible : non contente d’exposer et vendre des dizaines des Harley, il s’y trouve des choppers, un Muscle car (Chevelle SS), 2 hot-rods, des motos vintage de marques prestigieuses (Ducati, Moto Guzzi, MV Agusta, Norton, Vincent, Vincent-Egli, et encore une ou deux dont je ne me souviens plus), 4 motos de GP des années 80, un dragster automobile, une Corvette cabriolet de 66… Bref, un petit musée.

 

 


 


 

En revenant de cette visite, nous nous sommes arrêtés au Miracle Mille, galerie commerciale du Strip, dont nous avons utilisé le parking gratuit. Les enfants avaient faim et nous avons fait une petite pause (sandwich pour Alan, et Tiramisu pour Lulu), avant de nous diriger vers l’Impérial Palace, hôtel situé également sur le Strip, moins connu que les classiques Mirage, Bally’s ou Caesar Palace, mais qui héberge au 5° étage de la tour 4 un musée automobile très intéressant. Lulu n’était pas très motivé pour s’y rendre, mais la vue de toutes ces belles voitures lui a vite fait oublier ses a priori. Ainsi, nous avons pu voir des Rolls de tous âges, des Ferrari, Maserati, Porsche, Lancia, Mercedes, Jaguar, mais aussi une magnifique Talbot-Lago, des Dodge, Cadillac, Buick, une Aston Martin, une AC Cobra, des voitures ayant participé au Championnat du Monde d’endurance, une Camaro, et celles que j’oublie… Certaines étaient des exemplaires uniques, d’autres de véhicules de toute petite série… Une partie était à vendre : ainsi, une Porsche 356 à 65 000$, une Rolls à 1 250 000$, une Mercedes à 150 000$, une Jaguar XJ220 à 275 000$,…


 

 


 

 

 

 

 

Ah ! J’allais oublier les voitures françaises représentées par une magnifique Delahaye (pas à vendre), et une antique 2CV Citroën !

Nous sommes ensuite revenus à l’hôtel, en attendant d’aller diner au restaurant Hooter’s de l’hôtel Casino du même nom. Mumu et moi avons mangé notre première salade des vacances, et les enfants ont tous deux pris dans le menu enfants une grosse assiette de nuggets de poulet.

Alan avait les yeux éclatés, consécutivement à sa séance de piscine du matin et nous avons acheté du collyre pour tenter de calmer sa gène, sans vraiment de succès.

Dodo…

Ce matin, en me levant, mal de crâne… On se lève tous, puis on va prendre notre dernier petit-déj à Vegas. Pour moi, ce sera light (enfin, pas trop tout de même), car la migraine n’est pas loin, et la nausée qui l’accompagne non plus. Les enfants aussi font light.

Nous quittons l’hôtel vers 8h30 : aujourd’hui, notre plus grosse journée de route du parcours avec 672 km. Le temps d’acheter de l’eau et de la glace, faire le plein, et nous quittons la ville vers 9h15 (vitres propres grâce à nos apprentis laveurs de vitres). Mumu me relaie, et les miles défilent lentement au gré des aventures de Black & White, ou encore en écoutant un peu de Johnny Cash. Vers la mi-journée, une pause pipi est demandée, et en traversant Caliente, nous nous arrêtons pour boire un café. Alan a faim, et Lulu aussi : Burger pour le premier, et Sunny eggs avec toasts pour le second… A l’attention de Sylvie : On sait, ça fait beaucoup de burgers, mais le choix est vite limité.

 

Puis, nous avons repris la route jusqu’à Ely où nous avons refait le plein, et sommes repartis pour les 120 derniers miles de la journée. Nous sommes arrivés vers 16h30, soit un peu plus de 100 km/h de moyenne. A l’arrivée, il était en fait 17h30, l’Utah ayant 1h de décalage avec le Nevada.

Transfert des bagages dans notre superbe chambre à l’écran plat géant et aux lits d’apparence très confortable, séance de télé pour les garçons, rédaction de leurs cahiers de voyage, douches, et partie de cartes, et nous arrivons à l’instant où je rédige ces lignes.


 

Nous allons bientôt descendre diner dans l’un des restos de l’hôtel qui se nomme le Peppermill, et dont la salle de casino est somptueuse avec beaucoup de miroirs, et de néons qui, en se reflétant dans ces derniers donnent une belle luminosité. Théoriquement, il n’y a pas de casinos en Utah, mais cette ville est à cheval sur la frontière entre les deux états, et elle a adopté le fuseau horaire de l’un, et la loi sur les jeux d’argent de l’autre.

 

(ajouté le 05/07/2010) :

 

Le diner fût pris dans une salle super sympa, au Coco Palms, resto de l'hôtel.  En rentrant à la chambre, nous avons eu droit à un feu d'artifice au bouquet final très réussi : aujourd'hui, c'est Independance Day.

Après ça, nous pouvions aller nous coucher tranquillement.

 



Publié à 16:30, le 20/06/2010, Logan
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Bonneville Salt Flats et Antelope Island

 

05/07/2010 :

 

Ce matin, nous avons pris notre breakfast au Coco Palms. Nous avons en effet beaucoup aimé la salle de ce restaurant, aussi bien les enfants que nous deux. Pour une fois, pas de formule : on commande à la carte. 4 oeufs sur le plat avec des toasts pour Lulu plus un jus de pommes, 2 oeufs et des toasts pour Alan, des oeufs brouilles avec du bacon et des Hash Brown et du café pour Mumu, et une omelette au poulet et poivrons et fajitas plus du café pour moi.

 


 

En sortant, j'ai joué un peu sur une machine à sous (Poker) pour montrer aux enfants qui se tenaient à distance. Puis, dans la foulée, une fois qu'ils étaient rentrés à la chambre avec Mumu, j'ai retenté ma chance. 23$ de perdus, mais ça m'a fait plaisir...

 

Nous avons quitté l'hôtel assez rapidement, car nous voulions voir la fameuse piste de vitesse de Salt Flats Bonneville, le speedway sur lequel sont tentés à peu près tous les records de vitesse sur roues. Nous y sommes arrivés en une dizaine de minutes : il n'y avait personne. On prend une bretelle flèchée sur l'autoroute, on tourne à gauche, et c'est tout droit. 3 miles plus loin, la route s'arrête et on est au milieu du lac salé (enfin, pas tout à fait au milieu, mais plutôt au début de la piste longue de 10 miles et large d'environ 25m. Effectivement, c'est bel et bien une piste en sel. Ce sel est présent sur la totalité des 178 km² de cet ancien lac, sur une épaisseur d'environ 2m.

 

 

 

 

Après avoir regardé cette surface très blanche, et les effets de reflets qui se produisent à l'horizon (on a du mal à déterminer la limite entre le ciel et la piste), nous sommes repartis, en direction de Salt Lake City. Quelques miles avant d'arriver à SLC, on a pu voir Salt Lake, le Lac Salé.

 

Nous avons fait escale à SLC, mais ce devait être un jour férié, car tout ou presque était fermé, et il n'y avait personne dans les rues, même à 12h, en plein quartier des affaires.

 

Nous avons donc repris la voiture en direction du Nord, et avons bifurqué vers Antelope Island, une ile située sur le Lac Salé, reliée au continent par une unique route. Sur cette ile, la faune vit en liberté. Cette ile est un State Park, et nous avons dû nous acquitter d'un droit de visite de 9$.

 

L'ile est immense, et je craignais de ne pas pouvoir apercevoir trop de cette faune, mais il n'en a rien été : antilopes (pronghorns) et bisons étaient au rendez-vous. Nous avons ainsi pu observer 4 ou 5 bisons isolés, une dizaine de ces pronghorns, et 2 troupeaux d'une cinquantaine de têtes, dont un dont nous avons pu nous approcher à une centaine de mètres.

 


 

 

En repartant, nous avons cherché à nous rapprocher au maximum de Jackson, qui constituera notre prochaine étape. Comme notre chambre n'était pas réservée, nous avons roulé jusqu'à 17h30 environ, et avons trouvé, à Logan, un Best Western très mignon, avec piscine à 20m de la chambre.

 

 

Les enfants y ont passé plus d'une heure à se baigner et sauter dans l'eau. Mumu et moi les avons accompagnés quelques minutes, puis nous avons profité du jacuzzi, et nous nous sommes mis à sécher. La météo est très agréable : il fait moins chaud que les jours précédents, mais quasiment pas un nuage dans le ciel. Depuis l'après-midi où le temps menaçait à Prescott, il a toujours fait beau.

 

Nous allons partir en ville pour diner.

 





Publié à 16:00, le 20/06/2010, Logan
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Arrivée à Grand Teton NP

06/07/10 :

Finalement, nous avons, hier soir fait un tour à la librairie du coin, où nous avons trouvé des romans avec un vrai choix, puis nous sommes allés nous faire faire des sandwichs chez Subway. Nous avons ensuite mangé dans la chambre du motel.

Ce matin, nous avons déjeuné d’un Continental breakfast dans la petite (trop petite) salle prévue à cet effet. Si petite que lors de notre arrivée, elle était bondée. Nous avons dû retourner à la chambre, et revenir 1/2h plus tard pour nous y asseoir.

Nous avons téléphoné à Sylvie depuis la chambre an utilisant la carte à 5$ que Mumu avait achetée dans un supermarché de Vegas. Je craignais que la carte (spécialisée sur les destinations d’Amérique Centrale) ne nous permette qu’un accès très limité en temps, et il n’en a rien été : 1h54mn vers la France pour 5$, c’est une sacrée affaire. Alan était content d’avoir sa Môman  au tél…

En partant, j’étais un peu embêté avec la route à prendre, car je n’ai emporté de Paris qu’un plan peu précis où n’apparaissent pas les numéros de routes, et là, nous entrons dans une zone de petites routes serpentant la montagne… Les grandes villes sont fléchées, mais les petites ne le sont qu’en arrivant dessus. Nous avons donc acheté à la librairie d’hier soir, une carte routière et un café à emporter. Nous avons erré dans Logan pour trouver la bonne route, et y avons trouvé une petite concession HD : pause d’une vingtaine de minutes. Une fois sur la bonne route, nous avons pu mettre en route l’autoradio, et écouter les aventures de Furax et sa bande de joyeux drilles.

En chemin, nous avons eu droit à de magnifiques panoramas sur la montagne, sur le Bear Lake, et avons traversé de jolies petites villes typiques. Nous avons fait étape à Paris, où une brocante nous faisait de l’œil et où nous avons fait un achat. Puis nous avons traversé Montpelier (1 seul « L »), à peine à 10 miles de Paris : les américains font de ces raccourcis… Les ours comptent beaucoup dans la région : nous avons vu le Bear Lake précédemment, à Montpelier, les bancs et les bacs à fleurs de la ville sont supportés par des oursons, et souvent, les ours décoratifs apparaissent sur une rambarde de balcon d’un hôtel, accrochés à un poteau à l’entrée d’une entreprise, …

 

 

Sur le chemin, nous avons fait manger les enfants dans un Drive-In, à l'ancienne. La serveuse est venue prendre commande directement à la voiture, et nous a apporté les plats choisis par les gars. Pour ne pas perdre trop de temps, nous les avons fait manger en roulant.

 

 

 

Nous sommes maintenant en montagne, et la route est large et très agréable à emprunter. En arrivant à Grand Teton National Park, la montagne apparaît, super belle, avec ses sommets à environ 4000 m, ses neiges éternelles et des forêts de sapins sur les flancs. Vous me direz qu’il en va de même pour nos montagnes françaises : c’est pas faux ! Mais là, on a en plus de magnifiques lacs (Jenny Lake et Jackson Lake) au pied de ces sommets, sur un plateau envahi d’une belle forêt de sapins aux odeurs agréables. Je sais, on a tout ça aussi, ou à peu près… Bon, si vous ne voulez pas venir vérifier que c’est magnifique, on ne vous force pas ! Mais vous perdez quelque chose.

 

 

Nous avons pris notre « annual pass » pour le parc, et tous les parcs nationaux américains, pendant une durée d’1 an. Pour 80$, nous pouvons à notre guise entrer et sortir de ces parcs pendant toute la durée de notre séjour, et même après si on veut.

Nous sommes arrivés au Colter Bay Lodge après avoir fait encore une trentaine de miles, à vitesse réduite (45 mph). On nous a donné les clés de notre « cabin », puisque pour les 2 prochaines nuits, nous avons opté pour un magnifique bungalow de rondins, une maison de trappeur. Ce chalet date de 1922, mais on ne peut le deviner, car il est en très bon état. Il a, entre temps, été déplacé, et rénové, mais quand même… C’est assez grand, assez sommaire, mais beaucoup plus confortable que l’autre option qui s’offrait à nous : camper. Il y a deux lits pour les enfants, et c’est leur première nuit dans des lits séparés depuis notre arrivée aux States. Une douche, des toilettes et un lavabo : tout le confort moderne. Mais pas de télé, pas d’internet, pas de réseau téléphonique, pas de frigo, pas de clim… Pour la clim, pas besoin : il fait beaucoup moins chaud que ces derniers jours car nous sommes plus au nord et en montagne. Environ 25 à 28°C dans l’après-midi.

 


 

Nous sommes allés faire un petit tour vers le lac, et avons vu que nous pouvons louer des « canoes », ou des « motorboats ». Nous essaierons d’en louer un demain matin afin de visiter le lac tranquillement. Ce sera moins fatiguant qu’une rando, et nous permettra un point de vue différent sur la montagne.

Pour le soir, nous avons décidé de manger dans notre chambre le produit de nos achats au General Store du camp. Les prix ne sont pas donnés, mais c’est malgré tout moins cher que d’aller au resto local. Comme le prix de la cabin est très élevé, nous devons veiller à équilibrer un peu le budget.

Ce sont donc des sandwichs, des chips, des yaourts et des muffins aux amandes (à forte odeur de colle blanche) qui composeront notre repas, lequel sera suivi d’une belote.

Dodo !

 

 



Publié à 15:30, le 20/06/2010, West Yellowstone
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Les lacs Jackson et Jenny

07/07/2010 :

La nuit fût froide… Mumu et moi nous sommes réveillés à plusieurs reprises à cause de cette température. Même les enfants ont eu froid, mais plutôt au petit matin.

Nous sommes allés prendre le petit déj au resto situé près du lac, à 200 ou 300m de notre cabin.

Pas top, et assez cher ! Les enfants ont pris des œufs sur le plat (sunny eggs), et des toasts, mais ceux-ci étaient à la cannelle, et ils n’en ont pas mangé (à 5$25+taxes l’assiette de toasts, ça fait un peu mal au ventre). Mumu a pris un breakfast « à volonté » au buffet, et j’ai pris à la carte une assiette avec 2 œufs, des potatoes et un steak, que j’ai demandé saignant (rare), et qui m’a été servi bien cuit… Dommage ! Bref, pas top !

Après être repassés à la cabin pour nous préparer, nous sommes allés louer notre motorboat. En 10 minutes (dont une d’explications), nous partions à la barre de cette belle barque en alu équipée d’un petit 9,9CV, d’un Talkie Walkie et d’une carte du lac. Nous avons ainsi pu, pendant 2 h, explorer 3 ou 4 kilomètres des rives du Jackson Lake. La température était idéale et, équipés de nos polaires et de nos « Life Jackets », il nous a été très agréable de faire cette sortie, pendant laquelle les enfants ont pu prendre la barre, chacun pendant une 1/2h environ, ce qui leur a fait très plaisir. Alan avait l’air d’un vrai marin, Lulu s’est amusé à faire des virolos, les deux s’en sont très bien sortis. En faisant le tour de Moose Island, nous avons pu observer près de la rive, 3 biches qui se nourrissaient de feuilles et d’herbes. Nous sommes revenus au port après que Mumu ait aussi essayé (et réussi) de manœuvrer la barcasse.

En revenant, les enfants avaient faim, et nous leur avons acheté ce qu’il fallait au General Store. Ils ont mangé au soleil devant la cabin, puis nous avons décidé de faire le tour du Jenny Lake, situé à une vingtaine de km de là. 1/2h de Furax plus loin, nous garions la voiture sur un parking bondé, et après un passage au Visitor Center pour vérifier notre itinéraire, nous sommes partis pour notre promenade, prévue pour environ 1h à 1h30. En réalité, nous avons mis 1h1/2 pour faire la moitié : c’était un peu plus dur qu’escompté, et j’ai mal estimé. Néanmoins, la rando était belle. La chaleur faisait dégager aux sapins une bonne odeur de résine, nous avons aperçu des écureuils, un petit serpent, des poissons. Sur le lac, des canoes passaient lentement, et des vedettes rapides faisaient la navette d’un bord à l’autre. Arrivés à mi-chemin environ (du tour complet du lac), une belle cascade « Hidden falls » se déversait depuis les hauteurs dans celui-ci, avec un débit assez fort. C’est près de cette chute d’eau que se trouve l’embarcadère auquel nous devons notre salut : nous avons pris la navette pour rentrer, nous évitant environ 1h1/2 à 2h de marche pour boucler le tour du lac. Nous n’avions plus beaucoup d’eau, et nous avions déjà fait une balade agréable, pas besoin de la laisser se transformer en galère, si j’ose utiliser cette expression maritime.

De retour au bungalow, les enfants se sont mis sur les DS. Mumu et moi sommes allés au General Store pour les courses de ce soir. Il est maintenant 18h15, les gars ont quasiment épuisé leur temps de DS, et se sont mis à jouer à se lancer, sur la route qui passe devant, une espèce de jouet en plastique qu’Alan s’était acheté avant-hier. Ils rigolent bien, et il n’y a que très peu de voitures qui passent. Mumu se fait bronzer en lisant le Routard pour y chercher une randonnée pas trop longue pour demain, car nous quitterons Grand Teton pour Yellowstone dans le courant de la journée. Ce n’est pas que la route soit très longue, mais le temps de boucler les sacs, de rouler (environ 50 à 70 miles), de faire le Check-In de notre prochain hébergement…

 



Publié à 15:00, le 20/06/2010, West Yellowstone
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Yellowstone

09/07/2010 :

 

Nous avons donc rechargé, hier matin le coffre de la voiture, et quitté notre cabin pour prendre la direction de Yellowstone. En quittant le Grand Teton National Park, nous sommes arrivés sur un « embouteillage » de voitures, motos et autres camping-cars arrêtés ou garés de façon très anarchique… Des piétons regardaient quelque chose en contrebas. Nous nous sommes garés un peu plus loin, et sommes venus sur le lieu de l’attroupement. Un ours (ou plutôt le dos d’un ours) errait dans des buissons  et y prélevait des baies. Et comme ce devait être très bon, il n’a pratiquement pas bougé… Tout juste a-t’il levé la tête une seconde et nous avons vu ses oreilles…

¼ d’heure plus tard, nous remontions dans la voiture, pleins d’espoir (cette rencontre étant de bon augure), et déçus de ne pas en avoir vu plus.

Nous avons quitté le GTNP sans avoir fait d’autre rencontre. Pour notre entrée dans Yellowstone National Park, nous avons fait une halte devant le panneau marquant la limite du territoire pour y faire 2 ou 3 photos.

Nous avons aperçu, plus loin, une voiture de Ranger, et un nouvel attroupement de voitures et piétons : il s’agissait de Wapitis se reposant dans la pénombre d’un sous-bois. Il y en avait une dizaine environ. Ce sont de grosses bêtes, qui doivent mesurer au moins 1m50 au garrot, adultes. Le Ranger était là pour s’assurer que les touristes ne s’approchaient pas trop des animaux (23m est la limite à respecter). Nous sommes repartis, et avons vu de beaux paysages de forêts, de magnifiques prairies traversées de rivières qui y serpentent, puis sommes arrivés à Old Faithful.

 

Ce site, aménagé pour recevoir des milliers de visiteurs (immenses parkings, chemins délimités, panneaux explicatifs, hôtellerie, restauration, magasins d’alimentation et de souvenirs et station service), a été créé à l’emplacement où sont apparus divers phénomènes géologiques tels des geysers, des sources d’eau chaude, des jets de vapeur… Ces phénomènes sont dus à la faible épaisseur de la croute terrestre, qui permet au magma de chauffer fortement l’eau des infiltrations, rivières souterraines et nappes phréatiques. Ces eaux, réchauffées en profondeur, remontent alors vers la surface, et selon le chemin qu’elles trouvent, surgissent d’une manière ou d’une autre provoquant tel ou tel phénomène.

Le plus connu est donc le geyser appelé Old Faithful, qui a la singularité de cracher une colonne d’eau et de vapeur plus ou moins forte (environ 20 m de hauteur sous nos yeux), avec la quasi-régularité d’un métronome, soit toutes les 40 minutes environ. Nous avons observé ce geyser avec environ 1000 autres spectateurs, tous assis sur des bancs installés en arrondi autour du trou d’évent. Ainsi, je pense que nous avons tous pu observer aussi bien les uns que les autres le jet qui a surgi au moment prévu. Ils sont forts ces américains !

Nous sommes repartis en direction de Mammoth Hot Springs, où se trouve notre hébergement des 2 prochaines nuits. En chemin, nous avons vu, sur le bord de la route, à une vingtaine de métres, un bison qui se nourrissait paisiblement. Nous avons pu prendre notre temps pour l’observer et le photographier. Une touriste s’approchait de lui relativement dangereusement, selon nos critères… Elle n’a néanmoins pas été attaquée (du moins pas pendant que nous étions là…).

Plus loin, nous étions arrêtés par des travaux sur la route (quelle idée de faire des travaux en juillet, la période de plus forte affluence de touristes à YNP), quand nous avons aperçu, venant en sens inverse un bison, courant plus ou moins devant une file de voitures.

D’autres wapitis nous ont interrompus dans notre trajet, couchés dans les herbes hautes d’une prairie marécageuse.

Enfin, nous sommes arrivés à Mammoth Hot Spring. Je dis enfin, car la vitesse étant limitée, et la circulation relativement intense, on tient des moyennes très basses et, les travaux et les pauses observation aidant, nous avons passé l’après-midi dans la voiture pour faire une cinquantaine de miles (80km).

En arrivant, nous avons récupéré notre clé de cabin, car là aussi, nous dormons dans un bungalow… Mais beaucoup moins typique que le précédent : ici, pas de rondins ni de style trappeur, mais le style préfabriqué des années 50, avec bardage en bois et fenêtres à guillotine. Pas mal non plus. Mais pas de sanitaires dans la cabin. Juste un lavabo, les sanitaires étant communs, à quelques dizaines de mètres de là…

Des dizaines de petits animaux, entre l’écureuil et le chien de prairie, circulaient dans l’herbe autour des bungalows, et les enfants se sont précipités pour les observer, puis tenter de les toucher ou attraper.

Pendant ce temps, Mumu a voulu se reposer un peu, et en soulevant le dessus de lit, elle a trouvé des petites crottes laissées par l’un de ces rongeurs… Horreur !

Je me suis donc précipité au Lobby, où j’ai expliqué mon cas. Ils étaient désolés, apparemment sincèrement surpris, et semblaient même se demander si je ne délirais pas, ou si je ne les y avais pas mises moi-même pour obtenir une cabin plus luxueuse ou une remise tarifaire.

Bref, on nous a changé de cabin. Pendant que nous déménagions nos bagages, quelqu’un est venu constater, et enlever le « matériel » et les draps.

Notre cabin est un peu moins bien située que la première, mais je ne me sentais pas de retourner au Lobby pour faire encore une réclamation.

Finalement, pas de repos pour Mumu, et nous sommes allés à Gardiner, petite ville située à 5 miles au nord, juste à la sortie de YNP, pour y trouver de quoi nous nourrir.  La ville n’est pas terrible, rassemblant, comme à l’accoutumée dans les lieux touristiques, tous les clichés anciens, et tous les bibelots habituels, dans des boutiques situées le long d’une « main street » très longue et large. Nous avons néanmoins trouvé une pizzeria où nous asseoir. Le service a été très long, la serveuse limite aimable, mais les pizzas très correctes. Total, ½ heure d’attente (c’est long pour des pizzas), et des tips réduits au minimum pour la serveuse.

De retour à notre cabin, nous avons fait une belote. Alan et moi avons gagné.

Puis, nous avons organisé une expédition vers les sanitaires.

 



Publié à 14:30, le 20/06/2010, West Yellowstone
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Yellowstone 2

10/07/2010 :

 

Vers 4h30, je n’arrivais plus à dormir. Vers 5h30, Mumu s’est réveillée, et nous avons décidé d’aller prendre nos douches, avant l’heure de pointe. Effectivement, nous n’avons pas rencontré âme qui vive. Sauf au retour, où quelques personnes commençaient à charger les coffres des voitures.

En arrivant à la cabin, nous avons voulu réveiller les gars pour les emmener (il était alors environ 6h) voir les animaux au bord d’une rivière à proximité. Mais lors de notre tentative auprès de Lucas, nous avons bien compris qu’il valait mieux le laisser dormir. Nous n’avons même pas essayé avec Alan…

Nous nous sommes donc rendormis jusqu’au moment de partir prendre le breakfast. L’hôtel qui gère les cabins dispose d’un restaurant et d’un fast-food. Le resto est réputé assez cher, nous avons donc choisi la version économique, et y avons pris notre traditionnel 2 scrambled-eggs, with sausage or ham, plus potatoes. Le tout accompagné d’un café et d’un jus d’oranges. Lulu a pris des céréales dans un bol de lait, et Alan, après avoir essayé les céréales dans un yaourt, s’est rabattu sur les céréales dans le lait.

En allant aux sanitaires, nous avons rencontré un groupe de propriétaires de vieilles Ford Model A. Une 1928, une 1930… Au total, 6 voitures. Ils viennent de l’état de Washington, et passent leurs vacances à arpenter YNP. Alan a pu monter dans l’une d’entre elles, pendant que Mumu et moi discutions avec son conducteur. Il nous a dit que 2 jours auparavant, il a vu un loup sur la colline qui se situe juste derrière les bungalows. Il vient se nourrir des « écureuils ».

Ce soir, nous allons tenter de l’apercevoir.

Nous sommes partis, après avoir fait le ravitaillement en eau pour la journée, pour faire notre parcours dans YNP, et y voir un max des belles choses qu’il recèle. Nous n’avons pas été déçus : un peu moins d’animaux qu’hier, mais des sites magnifiques, d’autres phénomènes (sources d’eau chaude, dont une faisant une sorte de piscine de 100m de diamètre, mares de boues bouillonnantes, trous faisant un bruit de cocote minute tant la pression de vapeur est importante).

Pour les animaux, nous avons malgré tout vu des cerfs aux bois impressionnants, un bison à moins de 10m de la voiture, qui passait tranquillement pendant que nous l’observions tout à loisir, d’autres bisons dans une prairie, et un dernier descendant dans une rivière pour la traverser.

 

Nous avons également visité un petit musée des Rangers, où nous avons pu voir les conditions de vie des premiers Rangers, leur équipement de maintenant, et un descriptif de leur mission.

Nous avons, bien entendu, effectué cette longue promenade en voiture, entrecoupée de balades à pied pour aller observer les différents geysers. Furax nous a accompagnés un moment (nous en sommes à la fin du 14° CD, et nous brûlons de connaître le dénouement de cette saga), Henri Salvador a fait un bout de route avec nous également.

De retour à l’hôtel, les gars sont allés prendre leur douche, et Mumu a commencé la rédaction de ses cartes postales, pendant que je me mettais à ce long article. 2 jours, ça prend un bon moment…

Entre-temps, les DS ont été sorties, et elles ne vont d’ailleurs pas tarder à être rangées, car le temps imparti est révolu.

Nous sommes ensuite allés manger à Gardiner, une pizza dans un rade, le "K-BAR" que j’avais écarté la veille, et dont nous avons lu entre-temps qu’il était sympa. Effectivement, l’ambiance était plus dynamique que la pizzeria de la veille, et nous nous sommes régalés. Ce sont 3 gars d’une trentaine d’années qui le tiennent, façon « beatniks ».

En revenant vers notre bungalow, nous avons cherché à voir des animaux, mais il faisait déjà un peu trop nuit, et nous n’y voyions plus très bien. Nous sommes rentrés bredouille.

 



Publié à 14:00, le 20/06/2010, West Yellowstone
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Yellowstone 3

10/07/2010 :

Ce matin, réveil à 6h. Douches, et réveil des kids (pas trop difficile pourtant, il est 6h30 environ).

15 mn plus tard, nous prenons la direction de Gardiner, car nous avons lu qu'entre Mammoth Hot Springs et l'entrée Nord de YNP, on pouvait apercevoir des élans. Ceux-ci manquant à notre tableau de chasse...

Eh bien! Que dalle! On a eu beau scruter les collines, la rivière, ses berges, les prairies environnantes, nous aurons fini par aller prendre notre breakfast avec apétit, mais sans élan. En core que pour l'apétit, les odeurs de cuisine commencent à être pesantes : toujours la même odeur de friture. Dès que l'on approche d'un restaurant, friture!

Bon, il nous reste 15 jours à tenir, et il va bien falloir se sustenter d'ici-là!

Nous avons pris la route après avoir règlé nos affaires à MHS (check-out, dépôt de cartes postales à la Poste, achat de glace et d'eau pour la journée). Mumu a pris le volant de la voiture, plein est, en direction d'une partie du parc réputée pour sa fréquentation par des ours et des loups. Les enfants et moi nous arrachons les yeux pour dénicher les mammifères.

Bien nous en a pris... Au bout d'une dizaine de miles, je fais arrêter la voiture de toute urgence : un ourson se trouve en contrebas, à une dizaine de mètres de la route. Mumu effectue une marche arrière et, warnings en fonction, nous commençons l'observation et la prise de photos du plantigrade, qui mangeait et fouillait avec son museau dans les herbes. D'autres voitures arrivent, et s'arrêtent aussi pour photographier le petit ours noir. Il y a même des gens qui descendent de voiture pour être plus près... L'ourson a beau ne pas être plus impressionnant que cela, je ne me serais pas risqué dehors, sachant que la mère n'est jamais bien loin.


Nous avons repris la route, enchantés de cette rencontre, et prets à en effectuer d'autres. Les gars sont super contents. Plus loin, un arbre pétrifié est signalé sur la carte : nous prenons le petit chemin qui y mène, et des voitures sont arrêtées, avec des gens qui regardent dans la vallée. Là, trois oursons, séparés de 100m les uns des autres, vaquent à leur occupation de recherche de nourriture. Prise de vues, petit film, et nous repartons vers l'arbre. Il s'agit d'un Redwwod, un sequoia de la même espèce que ceux que l'on trouve encore en Californie.

Quatre ours en à peine une heure de voiture, la journée semble ne pas être si mauvaise qu'elle avait commencé avec notre échec du matin.

Plus loin, gros attroupement des 2 côtés de la route, avec force touristes qui observent , qui à la jumelle, qui à la caméra... Nous nous arrêtons aussi, et nous voyons un grizzli qui s'éloigne lentement en grimpant sur la colline proche. Il est à au moins 150 à 200m, et nous tourne le dos. Néanmoins, c'est un grizzli : le temps de mettre en batterie l'appareil photos, nous voyons près de lui un ourson. Les deux animaux montent paisiblement, la mère se retournant de temps à autres pour surveiller le petit. La mère a la fourrure marron clair, dorée, tandis que le petit est plus foncé.


En repartant, nous ne verrons plus d'animaux de la matinée, à l'exception d'un groupe de 5 biches, à 300m au moins de la route. Nous montons si haut que quelques plaques de neige non encore fondues sont présentes dans les zones herbeuses sur les cotés de la route.

Nous traversons une forêt qui a brulé en 1988, et ses nombreux troncs calcinés se dressent encore vers le ciel. Toutefois, au pied de ceux-ci, poussent des jeunes sapins, dont certains atteignent déjà plus de 5 m de haut.

Nous faisons déjeuner les gars à Canyon Village, dans un self.En repartant, nous faisons quelques achats dans une boutique à touristes. Puis, nous prenons la pluie : les probabilités de précipitations sont de 1/5, mais il pleut. cela ne dure pas, et au bout d'une dizaine de minutes, le beau temps revient.

Nous reprenons la voiture, et nous dirigeons vers notre prochain hôtel, situé à West Yellowstone, dans le Montana. Nos observations seront plus basées sur des paysages : belle cascade d'une quarantaine de mètres de hauteur, à Upper Falls, qui se déverse dans la Yellowstone River, et belle descente d'eau à Virginia Falls.


Ci-dessous, la Yellowstone River


Furax nous accompagne pour le dernier des 15 CD, et nous connaissons maintenant le dénouement de cette série. Je ne vous raconte pas, mais vous devriez essayer, on s'est vraiment fait plaisir, et les kids ne cessent d'imiter les personnages, ou de reprendre des expressions qui leur ont plu, si j'ose utiliser cette formulation de météorologiste.

Nous avons vu, dans l'après-midi, quelques bisons dans les prairies traversées, mais ils étaient assez éloignés. Un, cependant, se trouvait très proche de la route et d'une rivière, qui a justifié un arrêt.


En arrivant à West Yellowstone, nous avons trouvé notre hôtel, un Days Inn, assez rapidement. Chambre prise, nous montons les bagages à la chambre, et en passant, nous montrons la piscine aux garçons. Celle-ci comporte un toboggan qui décrit 2 longs virages avant de laisser glisser ses passagers dans le bassin après un dernier petit bout de ligne droite.

Dès qu'ils sont en tenue, les gars n'y tiennent plus, et nous devons les y accompagner. L'eau n'est pas chaude, et on se dépèche de monter l'escalier, et se laisser redescendre dans une glissade sympa. Les garçons en ont fait des dizaines! Mumu, une huitaine, et moi, une quinzaine. Dès qu'un jaccuzzi (il y en a deux) a été disponible, Mumu et moi l'avons investi. Très chaud et bouillonnant, comme il se doit. Les gars continuaient de glisser, qui assis, qui couché pour plus de vitesse, qui sur le ventre, en faisant le plus d'éclaboussures à l'arrivée (ici, Alan bat tous les records), tout seul ou à deux!





Nous nous sommes régalés à les regarder s'éclater. Néanmoins, les meilleures choses ont une fin, et il a fallu les faire sortir de l'eau... Encore une montée... OK, c'est bon!     Juste une dernière, STP! D'acc..


En arrivant à la chambre, il a fallu enquiller les 4 douches. Puis, nous sommes partis en ville pour visiter un peu, et diner. Touristique, comme il fallait s'y attendre, et au bout d'une vingtaine de minutes, la pluie s'est remise à tomber. Mais cette fois, elle ne s'est pas arrêtée. Nous nous sommes précipités dans un resto proche de la voiture, et avons mangé...      ...au milieu des odeurs de friture. Lulu avait envie de steak. Alan et moi avons pris un Buffalo Burger, tandis que Mumu essayait une spécialité (au poulet) du chef, insipide!

En rentrant à l'hôtel, nous avons voulu lancer une machine de linge, mais les 2 machines de la laundry étaient prises. On verra demain matin, ou dans un prochain hôtel. Demain, nous couchons pour la dernière fois à Yellowstone, dans un hôtel situé à l'autre bout du parc, à l'entrée Est.

Il est 23h00, tout le monde dort! Je vais terminer cette rubrique, et lire un peu le Connelly que j'ai acheté à Logan. C'est un peu difficile, et je m'endors vite dessus (hier, j'ai lu moins de deux pages).



Publié à 13:30, le 20/06/2010, West Yellowstone
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Yellowstone 4

 

11/07/2010 :

 


 

Ce matin, nous avons pris notre breakfast au Days Inn, dans une salle décorée de pièges à gibier, de peaux de bêtes, et d'animaux empaillés. Il y avait pas mal de monde (dont quelques familles de français). Après avoir mis en ligne les derniers articles déposés, nous avons quitté l'hôtel, en réalisant que nous avions perdu le chargeur de batteries de l'appareil photo.

 

Nous avons donc décidé de partir à la recherche d'un nouveau... Pas évident, un dimanche matin, dans une petite ville. Pourtant, nous avons, dans une petite échoppe vendant des accessoires pour appareil photo, failli trouver notre bonheur, mais il ne manquait quasiment qu'une référence de chargeur : la notre. Le proprio, sympa, a téléphoné au concurrent local (un RadioShack) et vérifié s'ils en avaient un avant de nous en indiquer le chemin. Nous avons donc pu nous dépanner.

Nous avons quitté West Yellowstone vers 10h. Nous avons rapidement rencontré quelques bisons. Nous nous sommes arrêtés à Artists Paintpots, où nous avons marché un peu pour aller voir des mares de boues bouillonnantes, et des mares d'eau blanchâtre (genre lait coupé à l'eau). Il y avait, sur le parking, une espèce de trike bizarre (voir ci-dessous).

Nous avons fait déjeuner les garçons dans le même self qu'hier, et ils ont repris des pates à la sauce tomate, avec nuggets de poulet. Lulu est difficile, et Alan n'a pas toujours très faim, alors il nous faut composer, et faire des concessions.

Dans l'après-midi, nous nous sommes rendus à Upper et Lower Falls de la Yellowstone River. C'est immense, les chutes sont très hautes, et le débit de la rivière étant très important : l'effet est spectaculaire. Nous avons pris un chemin qui descendait quasiment jusqu' au niveau du haut de Lower Falls, juste au niveau de l'eau avant qu'elle n'entame sa chute.

Ensuite, nous sommes remontés, et avons pris un chemin qui mène vers Upper Falls. Environ 3/4 de mile. En arrivant à proximité, nous avons aperçu un buffalo, qui stationnait à une vingtaine de mètres du chemin de randonnée. Nous sommes passés tout près de lui sans nous en rendre compte... Ce n'est qu'un peu plus loin, en faisant une petite pause, que Mumu l'a vu.

En arrivant sur le parking d'Upper Falls (car nous aurions pu y venir en voiture), la pluie s'est mise à menacer de façon si imminente que, ne sachant à quelle distance encore se trouvaient les chutes, nous avons fait demi-tour, et sommes rentrés en marche forcée jusqu'à la voiture. Nous n'avons pris que quelques gouttes de pluie. Nous avons donc continué en voiture, et avons fait un arrêt à Inspiration Point (il y en a plusieurs, probablement un dans chaque National Park, car ce nom me dit quelque chose...). Là aussi, c'est très beau : on domine le canyon aux parois couleur sable jaune, creusées par la rivière qui passe au moins 200m plus bas, avec sa force impressionnante, sa couleur toute de vert clair et d'écume blanche. Des sapins s'accrochent ça et là aux flancs de ces parois, et au sommet de celles-ci, de chaque côté, une forêt de sapins s'étend.


Pour finir, nous sommes arrivés à Upper Falls par la route, et nous sommes garés sur le parking. Nous avons pris le court sentier (200 m env., si on avait su!) qui descendait également au plus près de l'eau, nous donnant accès à une plateforme située, comme à Lower Falls, juste au niveau du surplomb de la chute.

En suivant notre route jusqu'au Yellowstone Lake, nous avons vu un autre site de boues bouillonnantes : Mud volcano et Dragon's mouth. Ici, la boue est gris souris, et fait de gros remous. De la bouche du dragon sortent aussi comme des râles, des souffles, qui doivent être à l'origine du nom de l'endroit.

Plus loin, nous avons vu, dans les prairies annonciatrices de notre arrivée au lac, des troupeaux de bisons : au moins 200 têtes, mais ils se tenaient éloignés d'au moins 1 mile de la route. C'était néanmoins beau.

A l'embouchure de la Yellowstone River et du lac, Fishing Bridge permet d'enjamber la River, mais contrairement à ce que laisse présager son nom, pas de pêcheurs. Juste des pélicans, qui survolent l'endroit pour y trouver leur pitance. Un peu avant d'arriver, nous avions longé la River, qui contrairement à l'image tumultueuse que nous avions eu d'elle aux Falls, avait un lit très large, et était lente et quasi étale... Etonnant contraste que nous avons fait remarquer aux gars.

Un dernier arrêt pour abserver un ours, à 150m de la route, au milieu d'une forêt de sapins calcinés, et nous quittons Yellowstone NP définitivement. Sniff!!!

Plus loin, un panneau nous indique nous entrons dans une zone à Grizzlis. Nous regardons, mais rien.

Nous arrivons rapidement au Shoshone Lodge & Ranch, qui se trouve à environ 4 miles de la sortie du Park (nous dormirons donc cette nuit dans une zone à Grizzlis). Très joli cadre, très vert, avec de grands arbres, et de beaux chalets type trappeur relativement espacés. Nous sommes très contents de notre choix.

L'accueil est sympathique, et dehors, une aire de jeux pour les enfants, ainsi qu'un taureau de bois et un lasso sont à disposition. Il y a aussi un jeu de "fer à cheval", dont le principe consiste à enrouler un fer à cheval autour d'un piquet métallique fiché dans le sol, dépassant d'une quarantaine de cm.

Les gars auront utilisé toutes les possibilités offertes, tandis que je les aurai accompagnés au lasso et au fer à cheval. Mumu nous a rejoints, pour ce dernier jeu uniquement. Au final, Alan et Mumu auront gagné la partie avec 3 points chacun, tandis que j'en aurai inscrit 2, et Lucas reviendra bredouille.

Vers 20h, nous sommes allés diner au resto du Ranch, et nous nous sommes régalés. Steak pour tout le monde... C'est la fête! En dessert, nous avons partagé une unique part de gateau au chocolat maison, que nous avons tous adoré.

En rentrant à la chambre, nous avons fait une belote. les gars ensemble, Mumu et moi contre eux. On les a explosés : 1189 à 489. Alan a demandé s'il pourrait prendre du gateau au chocolat au petit déj de demain.

Dodo...



Publié à 13:00, le 20/06/2010, Cody
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La Ville de Buffalo Bill

12/07/2010 :

Ce matin, nous sommes sonc allés prendre notre breakfast dans le resto du Shoshone Lodge. C'était très bon, avec d'énormes et moelleux pancakes au syrup. Alan a pu avoir son gateau, le Moose Tracks Pie. Nous en avons au passage demandé la recette, qui nous a gentiment été donnée, et expliquée par la serveuse. Il reste néanmoins quelques zones d'ombre, et nous allons devoir tester un peu avant d'arriver au même résultat.

Ceci fait, les enfants sont retournés jouer dans la cabane de l'aire de jeux, et au fer à cheval, pendant que Mumu préparait notre départ, et que je mettais en ligne notre journée de la veille.

Nous avons quitté le lodge vers 10h. Aujourd'hui, peu de kilomètres à parcourir : la ville de Cody où nous devrions dormir ce soir est à 50 miles, à peine. Je dis devrions, car nous avons réservé depuis la France au Irma Hotel, et nous n'avons pas reçu notre confirmation de réservation, comme c'est habituellement le cas. C'est désagréable, car on donne systématiquement un numéro de carte de crédit et, sans confirmarion de réservation, on est un peu coincé. Malgré 2 ou 3 relances par mail, et une relance téléphonique, pas moyen de recevoir ce mail libérateur...

Nous avons donc roulé jusqu'à Wapiti, où nous nous sommes arrêtés au bureau de poste, afin d'acheter des timbres, et se renseigner pour l'expédition de l'objet que nous avons acheté à la brocante dans la ville de Paris, en arrivant à Grand Teton National Parc. Cet objet est un distributeur de timbres mural des années 70 qui nous a beaucoup plu, mais il est un peu trop encombrant et lourd pour continuer son chemin avec nous. Tim, le guichetier, s'est démené pour nous trouver un carton aux dimensions de notre machine, et nous en a indiqué le coût d'affranchissement : 80$ environ... Sglurp!!! Cela fait un peu cher, mais au moins, nous n'aurons plus à nous embèter avec, et nous ne devrions pas avoir de problèmes de poids à l'aéroport. Tim a, en plus, partagé le reliquat de sa réserve de M&M's avec les gars : vraiment sympa.

Avec deux ou trois chantiers sur la route, nous sommes arrivés à Cody vers 12h30. Nous sommes allés à l'Irma hotel, et avons fait notre Check-In : pas de problème! Ils avaient bien reçu notre réservation. Tout va bien! Mais pas de clé de chambre avant 15h : il faut laisser aux housekeepers le temps de faire le ménage. Très bien, on repassera à partir de 15h. En attendant, nous nous dirigeons vers la voiture, qui est garée devant un Antiques, boutique d'antiquités. Nous entrons... Au bout d'1/2h, nous ressortons avec des emplettes : Une tirelire pour Lucas, une autre pour Alan, et d'anciennes publicités pour nous. Là, pas de problème pour les volumes et poids des objets achetés, nous y avons veillé.

Les gars ont faim : nous nous installons sur une table de pique-nique de la ville, sur une pelouse qui en comporte une huitaine. Nous avions acheté, hier soir, quelques sandwiches pour les manger au Shoshone Lodge, avant de changer d'avis en arrivant à l'hôtel. Nous sortons la glacière du coffre de la voiture, et commençons le repas. Il fait chaud (au moins 4 ou 5 degrés de plus qu'à Yellowstone), mais un vent à décorner les buffaloes rend cette chaleur supportable.

Après nous être restaurés, nous allons tout droit au Buffalo Bill Historical Center, sorte de musée de la ville, partagé en 5 branches laissant un large choix pour la visite : la vie de Buffalo Bill proprement dite, l'art de l'ouest américain, les armes, la faune et la flore locales, et l'art des indiens.

Un seul ticket d'entrée permet de tout faire pendant 2 jours. Il y a de très belles choses dans ce musée. Nous avons consacré une large part de notre temps de visite à la vie de William Cody, et avons vu de très belles selles, des chariots et accessoires de la vie courante de l'époque, de belles toiles ou affiches consacrées à ce grand chasseur de bisons, et divers objets lui ayant apartenu ou à d'autres chasseurs aventuriers de la fin du 19° siècle.

Puis, l'art indien nous a plu par sa finesse, et par la qualité des objets exposés : une question m'est venue à l'esprit "comment les indiens fabriquaient-ils, vers 1880, les milliers de perles dont ils décoraient leurs objets d'apparat?" Je n'en ai ni cherché, ni trouvé la réponse, mais cela m'intrigeu, car ils en décoraient des tuniques sur des surfaces importantes, des mocassins, des étuis à couteaux, des berceaux, et beaucoup d'autres objets...

La faune et la flore nous ont encore occupés 1/2h. Là, les gars ont commencé à s'exciter un peu, et nous avons du les calmer un peu, car ils touchaient les animaux exposés, alors que de gros "Don't touch" étaient présents à quasiment chaque scène reproduite. Ils étaient intéressés, mais nous n'avancions pas au même rythme : eux s'intéressant surtout aux écrans et animations vidéos, nous à l'observation des animaux exposés, et à la prise de renseignements sur ceux-ci.

Nous avons encore consacré 1/2h aux armes à feu. En arrivant, un stand de tir nous tendait les bras : nous avons donc effectué une petite séance. Alan a bien tiré, tandis que Lulu n'a touché que quelques cibles. Il faut dire qu'il ne connaissait pas le principe de la visée. De plus, il tient sa carabine en droitier, mais vise en gaucher : pas pratique. Plus loin, on entre dans la partie musée proprement dite et là, des fusils, carabines, canardières, pistolets en quantité impressionnante. Des Winchester de toutes sortes... Des reproductions d'ateliers de fabrication d'armes, des machines-outils, des munitions de tous calibres, une Gatling, des armes de compétition... Nous aurions pu rester 2 heures, tant il y en avait. Ce qui m'a le plus impressionné, c'est une gravure montrant les usines Winchester dans les années 1900 : d'immenses batiments, sur un site colossal! Ils ont dû en fabriquer et en vendre à la pelle...

(ci-dessous, à peu près tout ce que l'on voit fait partie de l'usine)

En ressortant, nous sommes allés à l'hôtel, et y avons déposé nos affaires. Nous avons fait un petit tour en ville, mais les gars touchaient, là encore à tout, n'étaient pas forcément très sages, alors nous avons abrégé.

Il restait un truc sympa à faire : la visite d'une reconstitution d'une rue de l'époque Western, composée de diverses maisons très représentatives, ou carrément historiques, achetées dans tous les coins des US, et reconstruites ici. Sûrement très intéressant (et très touristique). Mais, sentant que les enfants ne tiendraient pas le temps d'une deuxième visite, nous leur avons proposé, et ils ont décliné... Dommage!

A 18h, devant notre hôtel, avait lieu une représentation de scène "d'époque" de la vie  tumultueuse des cowboys. Je dis d'époque, car elle était truffée de réflexions qui faisaient hurler de rire le public, et nous étions plus proches du spectacle de rue, que de la reconstitution historique, avec force fusillades et clichés. Nous savions que ce spectacle avait lieu, et ceci un peu le peu de kilomètres faits ce matin. Nous voulions leur montrer ça, puisque nous passions à Cody!

Moi, pendant ce temps, je m'acquittais de ma tâche ménagère hebdomadaire : la laundry. A 1km de l'hôtel, une belle laverie très bien équipée, où j'ai passé une heure environ. Je me suis néanmoins absenté le temps du cycle de lavage, afin de rendre visite au magasin Cody Custom Cycle, que nous avions vu en entrant dans la ville ce midi. Rien de sensass... Si, un très beau shovel des années 80 à 5 500$ : dommage qu'il soit compliqué d'en faire l'homologation en France! Je suis reparti bien vite

De retour à l'hôtel, le spectacle venait de commencer, et j'ai pu en profiter également, mais pas installé aussi confortablement que Mumu et les gars, qui étaient venus s'asseoir sur un muret bien placé depuis 3/4 d'heure environ.

Le signal de la fin du spectacle fût donné par une fusillade quasi-générale. Nous nous sommes retrouvés à la chambre 5mn plus tard.

Douches prises, les gars ont écrit le résumé de leur journée de la veille, et moi quelques cartes postales.

Nous sommes descendus en ville pour déjeuner vers 20h, mais dès 20h30, la pizzeria sur laquelle nous avions jeté notre dévolu était quasiment déserte...La ville étant très touristique, sans doute le Rodéo quotidien situé à l'entrée de la ville accapare-t'il à partir de ce moment là la population qui flanait dans les rues 2 heures plus tôt... A 21h, lorque nous avons quitté le resto, nous étions les derniers clients depuis plus de 20mn.

Nous n'avons pas voulu nous rendre à ce Rodéo, car nous en avons vu un magnifique en début de séjour, et que celui-ci étant quotidien, nous avons pensé qu'il s'agit moins de compétiteurs que d'acteurs. Celui de Prescott était récompensé de primes. Je pense que celui-ci est réalisé par des salariés, et cela doit tout changer... Pas question de dépenser 50$ pour vérifier!

En arrivant à la chambre, dès les dents lavées, les gars ont commencé le visionnage des aventures d'Underdog, dont nous avons le DivX en mémoire sur le PC.

Vers 22h15, nous avons éteint. Demain, 5h de route minimum.



Publié à 12:30, le 20/06/2010, Cody
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De Cody à Hulett

13/07/2010 :

Ce matin, nous n'avons pas traîné. Levés à 7h30, partis à 8h15 env. Pas de breakfast à Cody, car nous voulions avancer et, ni les enfants, ni nous n'avions très faim. Nous pensions le prendre un peu plus loin sur la route, et de fil en aiguille, nous avons roulé, roulé, et encore roulé et sommes arrivés à Sheridan où nous avons lunché directement.

En chemin, nous avons rencontré des travaux, mais ils ne nous ont que très peu ralentis, et nous avons traversé une chaîne montagneuse. Nous sommes montés jusqu'à 9 430 pieds (env 3 100 m) d'altitude, avant de redescendre vers 3 400 pieds (env 1 100m) 30 miles plus loin. La montagne était très belle, avec des sommets arrondis très herbeux, donc très verts, et de belles forêts de sapins.

Nous nous sommes arrêtés pour admirer le panorama au sommet de la montée, et la plaine que cette montagne coupait était immense; sans doute notre vue portait-elle à plus de 50 km de plat avant de toucher l'horizon...

En arrivant de l'autre côté de la montagne, juste avant de redescendre vers la plaine, nous avons eu une vision et une impression sensiblement identiques, avec une nouvelle plaine gigantesque vers laquelle nous nous dirigions. Entre ces deux déclivités, nous avons roulé au sommet de la montagne, sur une espèce de plateau d'environ 20 km de large. Sur ce plateau, des paturages étaient peuplés de vaches noires souvent accompagnées de leur progéniture. Quelques plaques de neige restaient accrochées aux flans les moins recouverts d'herbes.

Sheridan est une ville assez commerçante (plus commerçante que touristique, apparemment). Dommage que nous n'ayons pu y rester plus longtemps.

Vous avez vu? Pas chère l'essence...2,70$ pour 1 gallon (3.8litres), soit moins de 75 cents le litre, ce qui fait en Euros, environ 65 cts.

Après Sheridan, nous avons emprunté le Highway 90 jusqu'à Moorcroft (sortie 153), où nous avons pris la direction de Devil's Tower. Encore 30 miles, et nous arrivions sur le site de Devil's Tower National Monument (accessibe grâce à notre Annual Pass). Ce monolithe de 264m de hauteur est beau, avec ses stries verticales sur toute la hauteur, et son pied entouré de sapins, de biches et de chiens de prairie.

Nous avons décidé d'en faire le tour, sur le petit sentier de 2 km qui constitue la plus petite promenade permettant de le voir par tous les cotés. La balade était très sympa, car les sapins dégageaient une bonne odeur grâce à la chaleur, le sentier n'est pas trop ardu, la vue était sympa, et une partie du trajet se passe à l'ombre du rocher lui-même (vers 17h). Quand nous sommes arrivés du côté Nord, nous avons vu des alpinistes qui escaladaient la Tower. Par des voies différentes, et à des hauteurs différentes également, 4 groupes s'accrochaient aux flancs du "rocher".

Dans beaucoup d'arbres et de buissons qui entourent ce monolithe, sont accrochés des bouts de tissus, sans doute des prières, ou des offrandes de quelques mystiques de la région, ou plutôt de baba-cools (d'ici ou d'ailleurs).

A propos de mysticisme, la légende raconte que 7 fillettes indiennes poursuivies par un ours, se sont réfugiées sur un rocher, et qu'elles ont prié si fort, que le rocher s'est mis à grandir et grandir encore, les mettant hors d'atteinte du plantigrade. Celui-ci a essayé d'escalader le rocher pour y attraper les fillettes, laissant les stries faites avec ses griffes sur les parois verticales. Les fillettes seraient ensuite montées au ciel, y formant la constellation de La Pleïade.

En partant, nous avons tourné à gauche, direction Hulett. Petite ville perdue à 40 miles de l'highway, dont la population était en 2003 de 410 habitants. Bref, 4 ou 5 rues forment le "centre ville", avec des commerces (1 supermarket, 1 banque, 1 quincaillerie, 1 brocante, 2 restos et 4 bars) regroupés entre 2 carrefours de "Main Street". Mais l'ensemble ne manque pas de charme : vieillot et calme. Nous n'avons eu aucun mal à trouver l'hôtel, qui était flèché à 15 miles de distance, mais n'avait pas besoin de l'être dans la ville... Un beau Best Western, en rondins de bois, quasi neuf. (ci-dessous, une belle photo de l'hôtel)

Notre chambre est spacieuse, mais nous la quittons bien vite pour faire un repérage en ville. Surtout, nous voulons aller visiter la brocante, et choisir notre resto de ce soir. La brocante est fermée, mais nous prenons une ou 2 photos devant...

Dès notre retour, nous fonçons à la piscine, qui est quasi déserte. Les gars rejoignent 2 petits américains dans le grand bain, pendant que nous investissons le jaccuzzi. Nous les rejoingons au bout d'une dizaine de minutes. Nous jouons un moment, et faisons des longueurs en apnée. Les gars aiment l'eau tous les deux, Alan étant un peu plus à l'aise que Lucas, qui progresse néanmoins rapidement au contact de son cousin.

Vers 19h30, nous revenons à notre chambre et, douches prises, descendons à la pizza du coin, le saloon que nous avions en vue étant interdit aux moins de 21. Le patron de la pizzeria parle un peu de français, appris au lycée 40 ans auparavant (et sûrement entretenu au fil des ans avec le tourisme). Cette pizzeria me rappelle celle de Torrey l'an passé, plus un snack qu'un resto. Néanmoins, nous nous sommes tous régalés. A 21h, fermeture. Nous sommes quasiment les derniers, encore une fois.

De retour à la chambre, les gars visionnent la fin d'Underdog et nous éteignons les lumières...



Publié à 12:00, le 20/06/2010, Hulett
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Destination Sturgis

14/07/2010 :

Ce matin, nous nous sommes réveillés (les adultes), et sommes partis prendre notre breakfast en laissant les gars dormir encore un peu. Beaucoup de monde dans la petite salle destinée au petit-déj. Au menu, gaufre au syrup, muffins, café, orange juice et fruits au sirop...

En revenant à la chambre, les gars se sont réveillés. Ils se sont préparés, puis sont descendus avec Mumu pour leur repas, pendant que je mettais en ligne la rubrique d'hier.

Je les ai rejoints pour prendre un café, et après cela, nous avons bouclé les bagages, et sommes partis pour Sturgis.

Nous avons d'abord roulé en direction de "Belle Fourche", sur une route décrivant de grands courbes au pied de collines peu élevées, avec des passages dans des plaines peu larges et très vertes. En arrivant à Belle Fourche, nous avons pris un bout de route rapide en direction de Spearfish, où nous avons fait étape pour boire un café. Nous avons eu du mal à en trouver, alors que la ville était plutôt agréable, et fournie en boutiques. Finalement, nous avons bu notre café en terrasse, au soleil. Les gars et moi avons joué à la bataille pendant quelques minutes, car je me suis fait plumer très rapidement, et ils ont continué tous les 2. Tout près, se trouvait une patisserie : nous avons trouvé des brownies pour les kids, et du chocolat pour les adultes. Nous avons galéré pour trouver la route qui nous intéressait, mais nous avons finalement trouvé la 14A, une route sympa, très sinueuse, au fond d'un canyon des Black Hills. Les pentes du canyon étaient occupées par une forêt de sapins, et les rochés qui apparaissaient étaient parfois claires, parfois gris anthracite. Je suppose que le nom de Black Hills vient de cette dominante foncée de la roche. Au fond de ce canyon coulait une petite rivière "Iron Creek", qui se trouvait tantôt sur notre gauche, tantôt sur notre droite. Nous avons roulé ainsi sur au moins 15 miles, puis le canyon s'est élargi, et nous avons continué en Direction de Lead. Sur cette route, nous avons traversé Lead et Deadwood, 2 villes typiques, restées assez anciennes, avec plus de constructions en briques qu'à l'accoutumée, et chacune un centre-ville qui ressemble à un centre-ville.

 

 A Lead, nous avons acheté des sandwichs pour les garçons au Subway local. Ils les ont mangés en roulant vers Deadwood, puis vers Sturgis.

L'arrivée à Sturgis est un peu déconcertante : nous sommes passés devant notre hôtel (un Holiday Inn) sans le voir, et l'avons donc cherché plus loin. La ville s'étend un peu, et est constituée (hors période du Rally) de nombreuses boutiques ou batiments vides. Toutefois, le Rally étant pour bientôt, des boutiques vendant déjà les souvenirs de ce futur Rally sont ouvertes.

Le Rally est une concentration Harley Davidson importante (la 2° plus grosse des US) qui se tient pendant la première semaine d'aout. Environ 300 000 bikers s'y rendent chaque année. La ville annonce une population de 6 442 habitants. Il faut donc imaginer ce que peut-être l'apport financier de ces dizaines de milliers de bikers... Pas étonnant que des batiments puissent rester vides à l'année, en attendant la prochaine arrivée des dollars des bikers!

Nous avons finalement trouvé l'hôtel, et y avons récupéré les clés de la chambre. Nous avions opté pour une formule "family", qui comprend 10$ de jetons à dépenser dans la salle de jeux vidéos de l'hôtel, une pizza à prendre ce soir au Pizza Hut du coin, un paquet de Pop Corns et une location de DVD. L'hôtel est bien évidemment équipé d'une piscine et d'une salle de sport. Les gars montent se changer pour foncer à la piscine (qui a, comme trois jours auparavant un toboggan). Ils y passent une bonne heure avec Mumu, pendant que je vais faire un peu de shopping.

Main street est un peu triste, avec ses boutiques fermées. Je trouve la concession HD, et furête. Je trouve quelques accessoires pour moi, plus que pour ma bécane. Je visite aussi une boutique de fringues pour bikers, où je ne trouve rien.

De retour à l'hôtel, les gars et Mumu sortent de l'ascenseur au moment où j'appuie sur le bouton pour l'appeler. Ils se dirigent vers la salle de jeux vidéo. Je prends ainsi le relais de la "surveillance", pendant que Mumu va faire du sport dans la salle de gym où se trouvent des tapis de course, et deux autres machines.

Les gars font des courses de voiture et jouent au bowling. Les 10$ leur permettent de tenir environ 1h, et nous finissons à peu près en même temps que Muriel.

En remontant à la chambre, les gars écrivent leur journée d'hier dans leur cahiers de voyage, puis ils sortent les DS.

A propos, nous ré-écoutons les aventures de Furax quand nous sommes dans la voiture : nous avons fini le 2° CD. C'est un peu moins captivant qu'à la première écoute, mais les gars sont surprenants, car ils se souviennent de certains dialogues qu'ils déclament à l'avance, à l'approche du moment ad'hoc, si j'ose utiliser cette expression tintinophile...

Ajouté le 15/07/2010 soir :

Ensuite, nous avons fait un mini-tour en centre-ville, pour montrer Main Street à Mumu et aux gars, qu'ils puissent se repérer s'ils reviennent un jour pour participer au Rally...

Enfin, vous connaissez la suite : DVD, Pop-Corns, Pizza, Pepsi-Cola!!! Une fois n'est pas coutume, nous avons mangé en buvant un soda. Le film choisi était Benjamin Gates 2 (in english, of course...). Alan l'avait déjà vu, mais il voulait bien le revoir et Lucas en avait envie, puisqu'il ne le connaissait pas. Le repas fini, nous avons éteint, vers 22h30.



Publié à 11:30, le 20/06/2010, Sturgis
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Scenic Byway dans Custer State Park

15/07/2010 :

Ce matin, nous sommes descendus tous les 4 pour rendre le lecteur de DVD prèté par l'hôtel, et nous sommes allés prendre notre breakfast dans la salle attenante au Lobby. Grande salle confortable. Choix correct pour un continental breakfast. Lucas a pris du jus de pomme, des céréales et un oeuf dur et des toasts, tandis qu'Alan ne voulait que le jus de pomme. Il a ensuite pris un yaourt aux framboises, et une banane. Les adultes, nous avons eu droit à notre orange juice, coffee,scrambled eggs, muffins, toasts, banana.

En quittant la chambre, vers 9h30, nous sommes allés rendre le DVD (les gars l'ont jeté dans le Drop-off prévu à cet effet), pendant que nous rendions la clé, et prenions un café supplémentaire en gobelet pour la route.

Direction Custer, 55 miles plus bas. La route est théoriquement magnifique, et il n'est pas prévu de sortie des DS avant le motel de ce soir. Nous commençons immédiatement par le Quizz d'anglais (je ne crois pas en avoir déjà parlé, alors j'explique...) : Mumu a apporté dans les bagages un jeu des Incollables en Anglais, afin d'occuper les gars, tout en leur améliorant le vocabulaire et la grammaire. Depuis notre départ, nous jouons de temps à autres à ce jeu dans la voiture. J'en avais également un à propos d'agriculture (en français, celui-là), et nous y jouons aussi, mais moins souvent. Ce matin donc, les deux ont servi.

Nous avons rapidement rejoint Deadwood, ville déjà traversée hier, et décidément, le centre-ville est sympa (jugez-vous-même).

Les habitants ne manquent pas d'humour (si vous regardez bien la photo ci-dessous, agrandissement de celle du dessus)

La route était effectivement belle, mais un peu monotone pour les gars, car nous avons rapidement pénétré dans une forêt un peu dense qui s'étalait de chaque côté de la route, ne laissant pas voir grand chose d'autre... Nous avons donc autorisé la sortie des petites boites magiques...

Quand le paysage variait un peu, nous leur demandions de jeter un oeil à l'extérieur.

Nous nous sommes un moment arrêtés, pour faire une pause, près d'un mini-mini parc d'attractions, avec 2 ou 3 manèges, et quelques boutiques de souvenirs, une station service, un photographe, un snack. Le tout était agrémenté de jolies voitures des années 50 à 80. Une belle Studebaker, une Mercedes, un Dragster, un Hot-Rod et 7 ou 8 autres. Il y avait aussi une Electra (Shovel de 1980, si j'ai bien vu). Dans l'une des boutiques, se trouvait un mini-mémorial en l'honneur d'Elvis Presley. 2 ou 3 objets lui ayant réellement appartenu (disait une pancarte) y étaient exposés.

 

 

 

 

2 vieilles carcasses de moto stationnaient sur le toit du Snack.

Nous sommes repartis après avoir fait un peu le tour de tout ce bric à brac, qui était plutôt sympathique.

Vers 11h30, nous sommes arrivés au Mount Rushmore. Nous n'avions pas beaucoup de route à faire, mais là, nous sommes en montagne, et la vitesse maxi est d'environ 50 km/h, et avec les photos à prendre, l'arrêt à la station service (avec lavage des vitres et passage aux restrooms), la pause décrite plus haut, on n'avance pas.

Le Mount Rushmore, c'est là que sont sculptées les têtes de 4 présidents des US, de gauche à droite : Washington, Jefferson, Roosevelt et Lincoln. On nous a fait payer 10$ pour le parking (valable 1 an), puis nous sommes arrivés dans un endroit très (trop) bétonné. Des parkings souterrains, des allées et des colonnes en granit, des batiments également recouverts de granit, un amphithéatre en plein air d'au moins 500 ou 600 places, en béton avec bancs en bois, et j'en passe... L'endroit aurait vraiment gagné à rester sauvage comme à l'époque du façonnage de ces 4 têtes illustres. Malgré tout, l'oeuvre est très belle et nous sommes impressionnés par le réalisme et la finesse de sa réalisation.

La plupart du travail a été effectuée à la dynamite, les marteaux piqueurs faisant le reste. Il aura fallu 40 années pour réaliser cette oeuvre, déplaçant pendant cette période 450 000 tonnes de roches. Les ouvriers ont en majorité été recrutés localement, et il s'agissait, entre autres, de mineurs, de charpentiers et de fermiers.

Pour travailler, ils étaient accrochés à des filins, ainsi que leur matériel, et reliés à des treuils. Le travail était incertain, mal payé et très dur, mais ils persistaient, ayant conscience de participer à quelque chose d'important.

Effectivement, des années plus tard, nous sommes des milliers chaque jour à payer 10$ pour pouvoir garer notre voiture près du site, et voir le résultat de leur travail colossal.

Les gars ont déjeuné dans un self sur place, et nous sommes repartis, cette fois vers un Scenic Byway, gage de paysages magnifiques à admirer depuis notre vaisseau à 4 roues motrices.

Effectivement, la route était belle, et les paysages magnifiques. Quelques lacs perdus à l'eau bleue sombre, dans des forêts de pins, bordés d'énormes roches grises (un peu comme dans la forêt de Fontainebleau, les roches). De belles prairies truffées de bosses d'une dizaine de mètres de hauteur, recouvertes d'une herbe haute d'un vert légèrement jauni, et cernées de collines où poussent quelques sapins. On s'attend, dans ces prairies, à trouver des dizaines de bisons, d'autant que nous sommes alors entrés dans Custer State Park (entrée 12$, non comprise dans le Pass). Mais de bison, nous n'en avons aperçu qu'un... A 12$ le bison, heureusement, me direz-vous! Nous avons en revanche vu de nombreuses biches, une antilope, des faons, et des anes.

 

En arrivant à Custer, ville où nous dormons ce soir, nous avons un peu cherché le motel (car il s'agit là d'un véritable motel à l'ancienne). Le patron parle un peu de français, très lentement et en cherchant un peu ses mots, mais distinctement et sans trop de fautes. Nous nous dirigeons vers la chambre. Les chambres, devrais-je dire, car il s'agit d'une mini-suite. La deuxième chambre n'a pas de fenêtre, mais les enfants se sont jetés dedans en faisant tout un cirque pour en bénéficier : nous avons dû céder...

Ensuite, nous sommes partis à pied vers le centre-ville, pour manger une glace. Cela faisait un moment que nous en parlions avec Mumu, mais l'occasion ne se présentait pas... Ce matin, Alan nous en a demandé une (vers 11h30). Nous avons refusé, en raison de la proximité du repas. Nous avons eu raison, car ils ont tous deux mangé une énorme portion de poulet. Nous avons donc parcouru Mt Rushmore Street à la recherche d'un marchand d'Ice cream. Nous avons trouvé une petite boutique au fond d'une galerie composée de 3 commerces. Nous y avons tous pris une glace, après avoir eu un peu de mal à se faire comprendre de la serveuse (nous pensons qu'habituellement, les clients ne mélangent pas les parfums) qui était perturbée par notre demande. Alan a pris Vanilla/Blue Moon, pendant que Lucas mangeait une traditionnelle Vanilla/Chocolate. Mumu et moi avons pris une White Chocolate Caramel et un autre parfum dont je ne me rappelle pas le nom, mais qui était à la vanille avec des copeaux de chocolat.

 

En revenant à la chambre, les gars ont foncé à la piscine, vite rejoints par Mumu pendant que j'ai commencé la rédaction de cette journée. Nous n'allons pas tarder à aller manger ; nous avons repéré un resto proposant Pasta, pizza, mexican food, ou steaks... On devrait trouver notre bonheur!

Nous l'avons trouvé : les gars ont pris des pâtes au fromage, Mumu a choisi des fajitas au poulet et moi, un burrito au boeuf. C'était bon, mais le menu enfant, pour une fois, était un peu light... Alan a pris un peu des fajitas de Mumu, tandis que Lucas a re-commandé des pâtes. Pas de dessert, mais retour à la chambre vers 21h30. Il est 22h, et le charme de ces petits motels à l'ancienne commence à s'évanouir : 2 gars sont à l'extérieur devant leur chambre, ils parlent et fument : nous, on profite de tout... Vais-je devoir sortir pour leur demander de s'éloigner?

Une autre cliente de l'hôtel vient de s'en charger, on verra bien!

 

Ajouté le 16/07/2010 :

Hier soir, nous avons un peu les comptes à faire, nos voisins étant un peu trop bruyants pour nous permettre de nous endormir sans aller les voir... Alan voulait savoir où il en était de ses dépenses et nous en avait parlé au moins deux fois dans les 3 derniers jours. On a donc additionné et encore additionné, avant de faire la soustraction du total par rapport aux montants disponibles pour les vacances...

Il reste à Alan, après toutes ces opérations, environ 26$ à dépenser. Lucas a encore un disponible d'environ 42$, quant à nous...

Nos voisins (des gars du Nebraska, selon la plaque de leur voiture), ont cessé leurs palabres 1/4 d'heure avant que nous ne finissions nos comptes. Dès lors, le silence s'est installé, nous pouvions nous coucher!



Publié à 11:00, le 20/06/2010, Custer State Park
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Transhumance vers Fort Collins, Colorado

16/07/2010 :


Ce matin, nous nous sommes levés assez tôt, car aujourd'hui, la route nous attend. Au terme de cette journée, je sais maintenant que la route fût longue, et que la rubrique devrait être courte!

Après le breakfast, nous avons comme à l'accoutumée bouclé les bagages, chargé la voiture, et pris la route.

Au bout d'une vingtaine de miles, je rate un embranchement et, au lieu de faire demi-tour, je décide de continuer, et de rattraper un peu plus loin : erreur!

Nous avons continué, et sommes sortis de la carte dont nous disposions. Dès lors, l'affaire se faisait au jugé. Nous avons bifurqué en direction d'une ville qui se trouvait encore sur le plan, et après une quinzaine de miles, pris une autre route, toujours en direction de cette ville : Edgemont. Moins d'1 km plus loin, la route se transformait en piste... Nous avons continué. Au loin, on voyait quelques maisons... On a continué toujours tout droit. Notre route théorique était d'aller au sud, et nous prenions de plus en plus vers le nord... Nous étions parfois au milieu des champs, parfois nous approchant d'une ferme. Plus loin, la piste est redevenue route (bonne nouvelle). A un moment, on a vu, sur notre gauche (vers le sud ouest), une église et un chateau d'eau. J'ai donc décidé de bifurquer en direction de cette ville. Au bout de 2 ou 3 kilomètres, nous sommes arrivés à l'entrée d'un ancien fort militaire (le Fort Igloo), complètement abandonné, dont une bonne partie était carrément en ruines (cheminées effondrées, église à la porte grande ouverte avec un radiateur couché en travers de l'entrée, plomberies montant seules vers leurs anciens murs de soutien, ...). On est entrés dans le fort, pensant peut-être le traverser, et rejoindre une route, mais au bout de quelques centaines de mètres, on ne le sentait pas bien.

On a donc fait demi-tour, et repris la route du nord, en nous disant que quoi qu'il arrive, nous avions du carburant, et nous finirions bien par retrouver la civilisation. Quelques miles plus loin, nous fûmes récompensés, et nous avons aperçu une ville avec une ligne de chemin de fer qui la rejoignait... Nous avions remarqué cette caractéristique d'Edgemont sur la carte. Effectivement, Edgemont était devant nous. Nous étions un peu soulagés, pas que nous ayions été réellement inquiets, mais on perdait du temps depuis au moins 20 ou 25 minutes, et avec la route que nous avions à faire, c'était stressant.

A Edgemont, on a trouvé un panneau nous indiquant la route à prendre, et nous avons repris notre traversée de ces plaines immenses et vertes qui occupent cette région des States. Des lignes droites de plusieurs dizaines de miles, pas un nuage dans le ciel, des fermes de temps à autres (peut-être avec un peu plus de fréquence qu'en Arizona, les fermes).

 

 

 

 

Le midi, nous avons fait un arrêt dans un Supermarket pour acheter de quoi nourrir les gars. La station service proche a également été utile, pour le ravitaillement indispensable, le lavage des vitres, et ses restrooms.

Puis, nous avons repris notre long et monotone trajet. En chemin, nous avons dérangé 2 vautours qui se repaissaient, au milieu de la route, d'une carcasse de lapin. Les gars ont fait 1h30 de DS d'une seule traite. Nous arrivions à Cheyenne (Wyoming) quand ils ont éclusé leur quota.

Encore 37 miles, et nous arrivions en vue de Fort Collins, notre ville étape. Nous avons trouvé le Best Western rapidement, et y avons récupéré la clé de notre chambre. Les gars ont immédiatement repéré la piscine, vers laquelle ils nous ont traîné, dès les maillots en place.

 

Il fait très chaud (environ 33°C). Il y a déjà une dizaine de personnes autour de la piscine. Nous y plongeons, et après 1/4 d'heure, Mumu et moi nous mettons à sécher sur les bains de soleil libres. Les gars plongent, jouent à se marquer des buts, et rattraper le jouet qu'ils ont apporté à cet effet. Au bout d'un moment, je rejoins la chambre, et après ma douche, me mets à la rédaction de cet article.

Maintenant, nous sommes au complet dans la chambre, et les gars regardent Manchester vs Celtics sur ESPN2. La laundry de l'hôtel est proche de la chambre, et nous en profitons pour faire notre dernière corvée de linge car, c'est bien malheureux, il ne nous reste qu'une semaine avant de reprendre le 747 en direction de Londres. Ca passe vite, et c'est un peu dur de penser au retour...

Après avoir récupéré le linge dans le séchoir, nous sommes allés au Wal-Mart pour y acheter de quoi diner ce soir. Pates chinoises pour les enfants et Mumu. Je dois manger les restes du boeuf et des burritos des enfants de ce midi. Egalement au menu, Jus de pommes en apéro, accompagné de cacahuètes et de saucisson. Des petites saucisses genre Knackis accompagneront les pates chinoises. Enfin, en dessert, yaourt pour tous.

Au passage, les gars ont acheté des choses au Wal-Mart. Maintenant qu'ils savent qu'il leur reste un peu d'argent...

En rentrant, nous avons fait chauffer les pâtes au micro-ondes. Déjà, il faut compter 5 bonnes minutes pour faire chauffer 1 portion. Ensuite, on passe aux suivantes... Pour manger tous ensemble, pas évident. Ensuite, vient l'étape de la "dégustation" et là, grimace pour Lulu, qui a une version très épicée. Alan peut en profiter un peu plus, car les siennes sont moins épicées, et de plus, il supporte mieux, voire aime manger épicer. Au final, la 3° portion, si elle est moins forte que les deux précédentes, reste assez forte. On n'en finira qu'une, celle d'Alan, et encore, en s'y mettant à plusieurs.

Après cet épisode culinaire de haute volée, une belote s'imposait. Alan et Mumu ont gagné (de 22 points, c'est petit...).

Au lit



Publié à 10:30, le 20/06/2010, Fort Collins
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Promenades dans les Rocky Mountains

17/07/2010 :

Ce matin, nous avons peu de route à faire. En revanche, nous arriverons dans les Rocky Mountains à peine une heure après être partis de l'hôtel, et nous avons programmé 2 promenades autour de 2 lacs pas trop éloignés de l'entrée du Rocky Mountains National Park.

Nous nous levons donc assez rapidement to have breakfast. Lulu s'est levé facilement, mais nous avons laissé Alan dormir un peu pour les raisons que l'on sait...

Nous sommes donc descendus tous les trois dans la salle de l'hôtel prévue pour cela, et y avons pris les composants habituels d'un continental breakfast qui se respecte. Au bout d'un moment, nous avons vu arriver un Alan à peine réveillé, néanmoins habillé, qui n'a d'abord pas voulu prendre de breakfast. Puis, il a vu les toasts grillés de Lucas, et s'est levé pour en prendre un à la Cream Cheese (sorte de Vache qui Rit). Et dans la foulée, un deuxième au Peanut Butter. Un peu d'Apple Juice par là-dessus, et il était calé. Nous avons pris notre deuxième café à l'extérieur, sur une petite terrasse, au soleil.

Nous avons quitté l'hôtel, après y avoir cherché une carte du Colorado (sans la trouver). Puis, nous avons pris la direction du sud pour attraper la 34, qui va directement à Estes Park, lieu de notre couchage de ce soir. Mais nous avons un peu erré à la recherche de cette route. Alors que je la pensais à environ 2 ou 3 miles de l'hôtel, nous l'avons trouvée (après avoir demandé notre route dans une station service) après environ 20 miles de route.

Nous avons alors vite rejoint une partie très sinueuse et très encaissée, dans un canyon à la roche très grise et aux arètes, comme taillées à la serpe. Il y avait pas mal de circulation, et nous roulions assez lentement (pas plus de 40 mph). A 10 miles du but, une espèce de chèvre sauvage se trouvait sur le bord de la route, provoquant un ralentissement d'environ 200 à 300 mètres (nous avons cru à des travaux, car on a été arrêtés pendant au moins 2 minutes). En arrivant à Estes Park, les parois du canyon s'étaient écartées et avaient perdu leur pente depuis quelques miles, et nous avons découvert la ville dans une vallée entourée de montagnes et de canyons. Nous avons aussi découvert notre hôtel de ce soir (mais il était alors beaucoup trop tôt pour le check-in), et les embouteillages du centre-ville. En effet, la ville est très touristique, nous sommes samedi, et toute la région semble s'être donné rendez-vous ici aujourd'hui...

A 11h30, nous nous sommes arrêtés au Subway, pour y prendre de quoi nourrir les gars ce midi. Ils ont mangé leurs sandwichs dans la voiture, pendant que, écoutant Furax, nous avancions vers l'entrée de RMNP. Là, encore un embouteillage, mais nous avons bénéficié d'un régime de faveur gràce à notre Annual Pass, qui nous a permis de prendre une Fast Lane. Plus loin, nous avons bifurqué vers le Sprague Lake, où nous avions notre première promenade à faire. Mais là, parking bondé : impossible de stationner. Nous décidons donc de pousser jusqu'au Bear Lake.

En arrivant au Bear Lake, un Ranger nous annonce que le parking est complet depuis 8h30 ce matin. Nous devons néanmoins le traverser pour repartir, et là, une voiture sort de sa place juste devant nous : nous nous y glissons, ne lui laissant pas le temps de refroidir.

On remplit le sac à dos de bouteilles d'eau fraîche, les casquettes sont vissées aux cranes, et nous partons faire la visite de Bear Lake. La promenade est courte : 1km environ. Mais le lac est très beau, complètement entouré de pins, avec les flancs de la montagne qui s'élèvent vers le sommet en arrière plan... C'est très buccolique. Nous en faisons le tour bien vite, puique que le kilomètre est absorbé en un petit quart d'heure.

 

En revenant au point de départ, je suggère de pousser jusqu'au Finch Lake qui se trouve à 800 m de là : pas de protestations... Nous y allons donc.

Très rapidement, le sentier s'incline et se transforme en une pente continue, en quasi-ligne droite. Dès lors, Lucas manifeste des signes de mauvaise volonté évidente. Nous ne lui laissons pas le choix. En arrivant au sommet de ce chemin, un petit lac d'un centaine de mètres de long sur cinquante de large est également cerné de pins. Mais son originalité se situe au niveau des dizaines de nénuphars dont les feuilles flottent à la surface de l'eau, et qui y font apparaître de belles fleurs jaunes qui s'y reflètent.

 

 

Là, pause! Puis, nous poussons vers un panneau, puis vers un sentier qui mène jusqu'à un troisième lac, situé encore un peu plus haut. Nous montons, et les réclamations se font insistentes... Nous arrivons, 10 minutes après, au bord de cette étendue d'eau plus sauvage que les deux autres, avec un courant vers l'aval, puisqu'elle alimente une petite rivière. Ses rives sont plus rocheuses que celles des premiers lacs, et l'arrière-plan comporte des flancs rocailleux, et non plus forestiers.

 

Nous rebroussons chemin, et là, les gars retrouvent force, vitesse et allant... Nous sommes maintenant dans une descente continue jusqu'à la voiture.

En revenant sur nos pas, nous nous arrêtons à Sprague Lake, dont le parking est toujours bondé, mais je me gare le long d'un fossé un peu plus loin sur la route. Nous faisons la visite de ce 4° lake, qui ressemble un peu plus au premier, mais comporte une partie importante avec très peu de déclivité. Nous voyons d'ailleurs un pècheur à la mouche s'y avancer sur une vongtaine de mètres, et n'avoir l'eau qu'à mi-cuisse. Nous le regardons un peu s'essayer à exciter les poissons avec les aller-retours de sa mouche...

 

En revenant à la voiture, j'ai toutes les peines du monde à ressortir le 4x4 de son stationnement. Finalement, nous prenons la route du motel. C'est un Super 8, et cela ne vaut pas le Best Western d'hier. On est ici dans une gamme nettement inférieure. Mais comme nous sommes samedi, les prix restent néanmoins élevés, et nous payons 50 à 60$ de plus qu'au Best Western. C'est aussi ça, l'Amérique!

Les gars veulent aller à la piscine, mais en traversant le centre-ville, j'ai eu envie de glace, et nous arrivons à les décider à retourner en manger une. Stationnement, et 100m après, nous entrons chez un glacier où un Pépé (sûrement le proprio) nous sert 4 bonnes glaces. Il est sympa, mais semble fatigué par sa journée de travail : en effet, la boutique a l'air de ne pas désemplir. Il fait environ 28°, et l'air est assez lourd, limite orageux. Nous mangeons notre glace sur un banc pas trop éloigné, en regardant les passants devant nous, et les Corvettes, Pick-Ups et Harley, dans notre dos, qui passent en pétaradant quasiment autant les unes que les autres (avec une mention spéciale aux motos...).

Nous faisons aussi un achat dans une boutique de fringues : un sweat pour Romain, et un survet pour Mumu.

De retour à l'hôtel, les gars foncent à la piscine qui est petite, et froide : 3 minutes après, ils arrivent à la chambre pour se doucher. Ceci fait, ils rédigent leurs deux dernières journées (on avait fait l'impasse hier), et se mettent à jouer à la DS, pour écluser la demi-heure qu'il leur reste après l'heure qu'ils avaient utilisée ce matin pendant que nous cherchions notre route, et avancions dans le canyon escarpé.

Ajouté le 18/07/2010 :

Nous sommes ensuite allés diner dans un restaurant de la ville. Il y faisait une chaleur incroyable, mais à peine assis, une place en terrasse s'est libérée. Nous avons demandé notre transfert, et avons bénéficié de la température plus modérée de l'extérieur. Les gars ont pris des macaronis au fromage, accompagnés de frites (c'était servi ainsi), et nous avons pris une salade au poulet, avec une bière.

En rentrant à la chambre, nous avons fait une belote : Lulu et moi avons gagné haut la main 553 à 217...



Publié à 10:00, le 20/06/2010, Estes Park
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Traversée des Rocky Mountains

18/07/2010 :

Ce matin, nous nous sommes réveillés assez tôt (6h30), et douches prises, nous avons réveillé Lucas. Direction le breakfast. ce n'était vraiment pas top : café, lait, jus d'orange, céréales, toasts, et muffins, cream cheese et butter... Voici, en tout et pour tout ce qu'il y avait de dispo. La salle du breakfast sert de salle de sport, donc nous avons mangé au milieu des appareils de musculation, un seul grille-pain pour tous les gens qui viennent prendre leur petit-déj (ça fait juste), etc...

Bref, on commence à petit-déjeuner, et Alan nous rejoint. En un petit quart d'heure, on expédie l'affaire, car la salle ne donne pas envie de prolonger...

De retour à la chambre, on se dépèche de boucler les sacs, et on quitte à 8h10 cet hôtel tout à fait limite.

Nous avons pris la direction de l'entrée du RMNP, et avons commencé notre route, que nous avons prévue avec des arrêts aux points d'intérêt signalés par notre guide. On monte ainsi à 12 000 pieds, soit environ 3 700m, profitant de quelques beaux overlooks sur la montagne et ses vallées. Quand nous sommes dans les hauteurs, nous voyons alors des marmottes à proximité de l'endroit d'où nous admirons le panorama. Elles sont tellement à proximité que deux d'entre elles sont à moins d'1 mètre de nous. Elles chahutent sans aucune considération pour nous, tandis qu'une autre, étalée plus loin au soleil, monte la garde par rapport aux vrais prédateurs.

 

 

 

 

Nous apercevons quelques Elks, plus bas dans la vallée. En avançant le long de la route, nous sommes arrivés à un rassemblement de voitures, garées sur le côté : bizarre. Nous nous sommes arrêtés, et un orignal mangeait des herbes bien vertes au bord d'une rivière située là.

 

 

 

 

Nous avons raté un arrêt avec une promenade que Muriel voulait faire, mais nous ne nous en sommes rendus compte que 20km plus tard : nous n'avons pas eu envie de rebrousser chemin.

 

Plus loin, j'ai également raté une bifurcation, et nous avons ainsi fait environ 25 à 30 miles avant de nous en rendre compte. Là, il a bien fallu rebrousser chemin, car nous nous dirigions plein nord, alors que nous devions aller au sud-ouest. Nous avons ainsi perdu environ 1 heure.

En revenant à l'endroit de la bifurcation ratée, nous avons repris le bon chemin, passant par une piste (vue par Mumu), qui a duré au moins 30 miles, passant à travers la montagne, et rejoignant le canyon du Colorado. Nous avons ainsi vu des paysages magnifiques, et n'était l'incertitude d'avoir retrouvé l'itinéraire originel, nous aurions pû pleinement profiter de la beauté de ce parcours. En arrivant vers la fin de ce passage, nous avons vu des canoes et des rafts qui descendaient un Colorado, pour le coup, assez tranquille.

 

Cette piste nous a mené à une intersection avec une route bien identifiée, la 131 que nous recherchions. 1 heure plus tard, nous arrivions à Glenwood Springs, après être encore passés au fond de canyons très abrupts.

Nous avons un peu tourné pour trouver le motel (qui pourtant se trouvait à 300m à peine de la sortie d'autoroute), et avons récupéré les clés de notre chambre. Il était tôt, et nous avons un peu tué le temps, les gars en jouant, Mumu et moi en lisant ou se reposant.

Après les douches des gars, nous avons fait une belote (la belle des parties d'hier et avant-hier). Lulu et moi avons battu nos adversaires à plate couture 1081 à 503...

Puis, nous avons pris la route de Carbondale, où se trouve un Diner dont nous avions envie de faire la visite et goûter la cuisine. Mais un dimanche soir, nous craignions qu'il ne soit fermé...

20km plus loin, juste à l'entrée de la ville, nous avons trouvé le Red Rock Diner, avec quelques clients derrière les vitrines : sauvés! Nous nous sommes installés dans un Booth, et avons profité de ce vestige des années 50. Carrelage à damier noir et blanc au sol, formica rose au plafond, tables en formica rose légèrement chiné bleu, banquettes en skaï à paillettes gris et bleu, plaques émaillées et affiches rétro aux murs, néons à l'extérieur, tout y est. La serveuse arrive bientôt, et nous commandons : des Pepsi pour les gars et Mumu, une Coors Light pour moi. Ensuite, Lulu prend des macaronis au fromage (avec frites, là encore), Alan prend un Steak sandwich + frites, Mumu prend des beignets de crevettes avec des frites et un demi épi de maïs, et pour moi, ça a été des Ribs de porc grillés, avec des frites et l'autre demi-épi de maïs. Mumu et moi avions eu une salade en entrée (servie d'office avec nos plats).

 

 


La carte des desserts a attiré notre attention, et Lulu a pris un cornet de glace vanille (une boule, mais énorme) pendant qu'Alan prenait un Sundae vanille/chocolat. Mumu a pris un gateau au chocolat avec glace vanille, pendant que j'avais droit à un Smoothie (sorte de yaourt mivé avec de la fraise et de la banane, servi dans un grand verre, avec une paille).

 

 

Nous nous sommes régalés, et sommes ressortis enchantés. Une dernière photo de l'endroit, et nous retournons à notre chambre.

 

 

 

Nous allons bientôt nous coucher, et les gars font un Sudoku, vautrés sur leur lit.

Have a good night!



Publié à 09:30, le 20/06/2010, Glenwood Springs
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On redescend vers la chaleur...

19/07/2010 :

Ce matin, nous nous sommes réveillés tôt, avec l'intention d'aller déjeuner en ville, le Continental Breakfast proposé par le motel ne nous semblant pas adapté à notre rythme.

Nous prenons néanmoins un café au Lobby de l'hôtel, et Mumu parvient à me convaincre, le trajet d'aujourd'hui n'étant pas trop long (4 heures), de passer une partie de la matinée au "Spa of the Rockies", le plus grand complexe balnéaire au monde dont les eaux proviennent de sources chaudes.

Nous réveillons donc Alan (Lulu nous avait accompagnés au Lobby du Motel), qui nous fait un démarrage en trombe, bien plus motivé par la perspective d'aller se baigner, que par celle d'un breakfast.

Nous nous rendons donc à pied au complexe, qui se trouve à quelques minutes à peine du Motor Inn.

En arrivant, nous comprenons notre douleur : 65$ pour les 4 entrées et les serviettes de bain, ça fait mal... Si on convertit en Euros, cela fait environ 55 unités, et en francs : 350... Je n'aurais jamais pensé investir un jour 350 francs dans une journée de piscine, fusse-t'elle la "World's Largest Hot Springs Pool".

Enfin, nous passons l'étape de la caisse avec succès, gràce à notre carte de crédit. Plus loin, dans les vestiaires, nous mettons nos affaires dans un casier, pendant que non loin, des clients agés, voire très agés prennent leurs douches, entièrement nus... Les gars sont un peu choqués, surtout Lulu. Ce qui les choque le plus, ce n'est pas de les voir nus, mais de les voir si ridés et pleins de plis et replis...

Bref, nous quittons vite les vestiaires, et rejoignons Mumu, qui a eu droit au même spectacle dans les vestiaires féminins.

Direction les bains : une petite piscine, profonde d'environ 1m, de 10 x 20 m, est très chaude (40°C), et sert de jaccuzzi. Il n'est pas recommandé d'y rester plus de 10 minutes. Juste à côté, une piscine de 30m de largeur et d'environ 100 à 120m de longueur s'étend. Sa profondeur est constante (environ 1m40), sauf aux extrémités faible profondeur pour les bébés d'un côté, et grande profondeur de l'autre côté, pour pouvoir y faire des plongeons.

L'eau est chaude, et de nombreux baigneurs se promènent, ou nagent lentement dans ce bassin : la plupart des clients viennent en cure, car les eaux thermales ont des vertus curatives. D'ailleurs, cela sent fortement l'oeuf dur près de certains évents techniques. J'oubliais : l'ensemble des bains est en plein air, et c'est en plein soleil que, dès 8h10 le matin, nous nageons tranquillement dans cet immense piscine. L'ambiance est très reposante, et les deux seuls clients qui courent sur le rebord sont nos deux gars... Non, ce n'est pas vrai! Ils respectent l'usage. Un moment après, nous apercevons le plongeoir, et là, ça change tout. Tout en respectant un rythme qui ne nuit à la sécurité des autres clients, ni à la leur, ils passent une heure à plonger, sortir de l'eau, plonger, ... Tous les types de plongeons y passent : bombes, plongeons, sauts, saltos, avec plats, en buvant la tasse, ...

Dans un dernier bassin, se trouvent 2 immenses toboggans... Renseignements pris, il faut payer un supplément : environ 8$ pour 8 descentes. C'est cher. Surtout quand on a déjà payé 65$ pour entrer dans le complexe. De plus, les toboggans ne sont mis en fonction qu'à partir de 10h, et à cette heure-là, nous devrions rejoindre l'hôtel. Les gars sont un peu déçus.

Nous décidons de leur offrir malgré tout ce tour de manège, et attendons l'heure d'ouverture. Les gars retournent au plongeoir, pendant que nous testons le jaccuzzi. Nous y rencontrons une américaine qui rentre tout juste de France, où sa fille vit à Montreuil. Pendant ce temps, une autre américaine offre à Mumu la pièce qui lui permettra d'avoir des remous dans le jaccuzzi. Car dans cet immense jaccuzzi, il n'y a pas de remous sauf autour de 8 ou 10 sièges, qu'il faut mettre en action à l'aide d'une pièce d'un quarter. Ce n'est pas cher, mais là encore, quand on a déjà payé 65$, ça fait un peu mal au ...

... ventre!

10h : nous sommes les premiers à acheter les tickets permettant de slider dans les toboggans. Les gars sont enchantés, surtout Lulu qui exulte, tandis qu'Alan est un peu plus mesuré.

Dès que leurs 4 descentes chacun sont terminées, nous quittons le complexe, et rejoignons notre chambre pour le check-out, et montons dans la voiture pour rejoindre le centre-ville, et entrer dans un resto pour prendre notre brunch.

 

 

 

 

 

On se régale : Mumu d'une omelette énorme, Lulu de 2 Croque-Monsieur, Alan et moi d'un Sandwich au Roast-beef chacun. Des frites accompagnent les plats des gars, tandis que Mumu et moi avons pris une salade.

Dès que nous quittons l'établissement, nous montons dans la voiture, et direction l'autoroute I70 W, où 1h45 de trajet nous attend.

1h45 plus tard, nous sortons à la sortie 214, et suivons les instructions de Google Map. Nous tournons à gauche sur une petite route sans indication de numéro (nous cherchons alors la 128), et nous enfonçons dans une sorte de lande désertique, et à mesure que nous avançons, la route se dégrade, puis se transforme en piste, puis devient carrément "tout terrain"... Nous faisons demi-tour, et tentons notre chance sur d'autres pistes qui paraîssent plus ou moins en aussi mauvais état. Finalement, nous arrivons à une rampe de lancement de bateaux sur le Colorado, avec un parking à proximité. Le parking comporte une quarantaine de pick-ups, mais pas ame qui vive (les proprios doivent être sur leurs bateaux, en promenade sur la rivière). Il fait une chaleur à crever 107°F, soit environ 42°C. Ma hantise est que nous crevions un pneu, ou que le moteur se mette à chauffer... Nous avons oublié de prendre de l'eau en réserve (ne pensant pas nous mettre dans cette panade) et, hormis l'eau du Colorado...

 

 

 

 

Nous rebroussons chemin, et décidons d'aller reprendre l'autoroute, étant parvenus à la conclusion que cette route indiquée par Google était trop impraticable, et que j'avais trop zoomé pour trouver ce chemin... Mais au lieu de revenir sur nos pas, je décide de tourner à gauche, et d'aller attraper l'autoroute plus loin, pour éviter d'avoir perdu tout ce temps.

Nous continuons donc 5 minutes en direction de la gauche, et tombons sur...

... la route 128 que nous cherchions, et avions confondue avec la piste située 5km plus avant, et partant parallèlement, d'où la confusion. Là, la 128 est magnifique... Bitume tout neuf, bien noir, avec de belles bandes de signalisation jaunes, et nous voyons ce long ruban se diriger vers la montagne au loin...

 

Nous roulons pendant 7 ou 8 miles dans cet espèce de "désert" à l'américaine (petits buissons épars sur une terre beige où rien d'autre ne pousse, et rochers ou amoncellements de rochers), puis nous pénétrons un canyon aux coteaux très escarpés, voire verticaux par endroits. La roche, de grise jaunatre qu'elle était quelques miles auparavant, devient de plus en plus rouge : nous sommes dans le canyon du Colorado. Nous nous dirigeons vers Castle Valley, puis vers Moab, en passant par le canyon où, l'an passé, nous avions passé deux nuits au Red Cliffs Lodge. Nous montrons à Alan la beauté de ces paysages, la rougeur des roches, et la dentelle du Castle qui donne son nom à la Vallée.

 

 

Le Red Cliffs Lodge

 

Nous ne manquons pas de nous ébahir également devant le Colorado, ses eaux verdâtres, ici relativement calmes, mais tantôt très paisibles, tantôt plus vives...

Plus loin, nous rejoignons la 191, et bifurquons à gauche. Moab est à 2 miles, et nous poursuivons jusqu'à Monticello, à encore 57 miles de là.

En arrivant à Monticello, nous nous trompons d'hôtel : deux motels portent quasiment le même nom, et nous nous précipitons dans le premier des deux que nous voyons, sans considération de l'adresse...

Dès la confusion établie, nous rejoignons le Wayside Motor Inn (l'autre s'appelle le Canyonlands Motor Inn), y récupérons notre clé, et fonçons à la piscine. L'eau, au contraire de ce matin, est froide, et celle du jaccuzzi  l'est à peine moins. Nous jouons malgré tout avec les gars qui étrennent les jouets que nous leur avons achetés à la sortie du Spa ce matin : 2 anneaux lestés à aller chercher dans le fond de la piscine, et un frisbee en mousse. Au bout d'un quart d'heure, nous sortons de la piscine, nous faisons sècher pendant que les gars continuent à se lancer les jeux. Finalement, ils sortent aussi, et continuent à jouer sur la bord. Le soleil se cache, et la pluie menace. Nous rentrons prendre les douches, et faire la rédaction de la journée d'hier pour les gars.

Nous avons bien fait d'aller à la piscine dès en arrivant : à peine la chambre rejointe, des ouvriers d'un chantier proche rentrent du boulot, et ils dorment dans notre motel. Ils ressortent bien vite de leurs chambres, et s'installent devant, sur des chaises et discutent entre eux. Nous n'aurions pas été très à l'aise de cette proximité, si nous nous étions encore trouvés à la piscine à ce moment.

Le bled où nous faisons étape est si paumé que nous décidons de ne pas ressortir ce soir pour manger au resto. Nous achetons donc au supermarché local, des bols de pates, du jambon, et des yaourts, et nous nous faisons à manger à l'aide du micro-ondes de la chambre.

Ceci fait, la traditionnelle belote commence : Alan et moi nous sommes faits laminer par un Lulu au jeu fabuleux (ils nous ont mis capot dès le premier tour), aidé de Mumu qui complétait bien...Au final : 676 à 1064.

Il est maintenant 23h : tout le monde dort, et je vais aller faire comme eux!

Good Night



Publié à 09:00, le 20/06/2010, Monticello
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2 sites magiques dans la journée

20/07/2010 :

Aujourd'hui, retour en Arizona. Nous devons quitter Monticello, et rejoindre Cameron.

Nous prenons notre breakfast (sans Alan, qui nous a dit préférer continuer à dormir). Le motel était plutôt bien (propre, et bien équipé), et le petit-déj était à l'avenant. Dans une salle de taille convenable, un choix un peu limite, mais correct.

Nous y discutons avec un couple de jeunes français, qui fait une boucle Los Angeles - Los Angeles, en passant par Vegas, les parcs de l'Utah, la Vallée de la Mort, et San Francisco.

Pendant que nous finissions notre breakfast, un autre couple de français a fait son apparition ; décidément, cette région des States attire nos compatriotes.

En revenant de ce repas, nous découvrons Alan en train de jouer sous la galerie qui se trouve devant les chambres. Décidément, on ne peut jamais savoir avec les enfants... Nous le pensions au lit, et il est dehors.

Nous bouclons les bagages, et partons pour notre parcours du jour. Grosso-modo : 50 miles jusqu'à Bluff, puis 50 miles jusqu'à Monument Valley. Puis, après la visite de MV, 100 miles jusquà Cameron.

Les 50 miles jusqu'à Bluff sont sans histoire. En arrivant à proximité de Monument Valley, nous passons devant The Valley of Gods, où nous avions dormi l'an passé. Nous ne résistons pas à l'envie de montrer un tout petit bout de l'endroit à Alan, et nous refaire plaisir en approchant le fabuleux B&B isolé dans cette vallée. Nous n'avons pas fait ce bout de route pour rien, car il nous a rapprochés de Goosenecks State Park, et nous en profitons pour montrer à Alan les méandres que la San Juan River a creusés dans la terre d'Utah. Nous n'y restons pas très longtemps : juste le temps de bien voir le parcours sinueux de cette rivière, et prendre deux ou trois photos. Un ou deux jets de cailloux, également.

 

En repartant, nous traversons Mexican Hat, et prolongeons jusquà cette fameuse ligne droite, qui descend pendant 1 ou 2 miles, et remonte à l'identique, sur fond de monuments de la célèbre vallée du même nom. Nous nous y arrêtons pour immortaliser l'instant, et repartons jusqu'à Navajo Nation's Monument Valley Park.

 

En y arrivant, nous payons 10$ d'entrée, car le park n'est pas "national". Nous nous garons sur le parking bitumé : tout est encore plus propre et bétonné que l'an passé, qui l'était déjà plus qu'en 2008. Même la longue ligne droite qui mêne à l'entrée (et qui ne fait pas vraiment partie du Park a l'air plus entretenue, moins sale, on a l'impression qu'il y a moins d'épaves de véhicules devant les maisons, et que les maisons elles-mêmes ont moins l'air de cabanes abandonnées).

Nous arrivons vite sur la plateforme qui permet d'avoir la première vue du Park, celle qui montre 3 beaux monuments. On y prend quelques photos. Alan n'a pas l'air plus impressionné que cela : ce n'est pas que cela ne lui plaise pas, car certaines réflexions nous ont plus tard montré son intérêt, mais il n'exprime pas trop ses sentiments. Il faut parfois lui arracher ses impressions. On fait un tour rapide dans le Visitor Center, et on remonte en voiture pour aller dans la Vallée. La descente est toujours aussi bosselée (voire plus), et cela dure plus longtemps : on a l'impression d'être beaucoup plus bringuebalés que l'année dernière, les trous sont plus profonds, et les cailloux ressortent plus de la chaussée. Total, la descente et une bonne partie du trajet nous paraîssent pénibles. Quand on pense que nous avons fait cette piste en Electra en 2008, avec bagages à bloc...

Bref, on roule tranquillement entre 10 et 20 mph, et on fait le tour en 1 heure environ. 2 ou 3 arrêts photo, les gars cherchent des visages dans les traits, les formes et les ombres des roches.

 

 

 

On repart un peu après 13h, en direction de Kayenta, où nous faisons une petite halte au Subway, le temps de prendre de quoi nourrir les gars.

Puis, nous continuons en direction de Cameron. Au loin, droit devant nous, un nuage semble être tombé à terre, tant le rideau de pluie qu'il laisse se déverser est dense. Des éclairs le zèbrent occasionnellement. On passe en Arizona et, sans s'en rendre compte, on gagne une heure sur notre journée. Si bien qu'en arrivant à notre hôtel, à 15h40 au tableau de bord de la voiture, il est en réalité 14h40, et notre chambre n'est pas prète...

Là, changement de programme : nous n'allons pas attendre pendant 1h30 la mise à disposition de notre chambre et, ce que nous envisagions de faire demain matin (le Grand Canyon depuis la rive Sud, South Rim) est avancé à ce jour.

Seulement voilà, cela prolonge notre journée de voiture de 3h : on en parle aux gamins, qui nous donnent leur accord. Nous partons pour la SR64 East, qui mène tout droit à l'entrée Est de Grand Canyon National Park. En route, on découvre, sur notre droite, une impressionnante saignée dans la plaine désertique : c'est le canyon du Colorado qui se présente pour arriver dans sa partie la plus spectaculaire, celle où il devient Grand Canyon. Les gars, qui terminent leur temps de DS lèvent à peine la tête quand nous leur demandons de regarder cette crevasse gigantesque. Le temps se fait menaçant, et devant nous, le ciel est carrément gris anthracite.

Quand nous arrivons à l'entrée du Park, nous essuyons les premières gouttes. En arrivant aux premiers points de vue, on se dit que l'on ne pourra pas montrer grand chose aux gars, car on n'a pas beaucoup de visibilité. Mais malgré tout, on se rend à peu près compte de l'immensité de cette faille, et on aperçoit North Rim.

 

 

Un peu plus loin, la vue est plus dégagée, et on arrive à prendre quelques photos. On voit le Colorado qui serpente au fond du canyon, mais il est loin, très loin...

 

La pluie se renforce, et nous allons encore observer de 2 points de vue différents, mais cela ne donne pas grand chose : dommage. Néanmoins, Alan en a profité un peu, et Lucas, qui connaissait North rim, a pu avoir un point de vue différent.

Nous remontons en voiture, et prenons la route en sens inverse. Direction plein Est. En arrivant vers la sortie du Park, de nombreuses voitures, stationnées de façon plus ou moins anarchique, nous créent un sentiment de déjà vu : comme à Yellowstone, un animal est présent dans les sous-bois qui bordent la route. Un magnifique cerf aux bois imposants broute l'herbe sans se soucier plus que cela des touristes qui, à une quinzaine de mètres de là, le mitraillent de leurs autofocus et autres réflex.

 

On arrive à l'hôtel sans nouvelle rencontre, mais accompagnés de Furax, qui nous amuse toujours beaucoup, si j'ose utiliser cette expression quantitative.

La chambre est très bien : bien mieux que je ne me l'imaginais dans un Trading Post situé à un carrefour si touristique que Cameron. Pas de micro-ondes, toutefois. Les gars ont rédigé leur journée d'hier. Ce soir, nous avons mangé des sandwichs, des chips, du saucisson et des yaourts.

 

La belote qui a suivi a été remportée, comme hier soir, par Mumu et Lulu (ce dernier ayant encore eu un jeu exceptionnel) : 736 à 1064.

Demain, on change les équipes : Mumu et moi contre les gars! Ca va chauffer!

Rédaction et Dodo...



Publié à 08:30, le 20/06/2010, Cameron
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Retour à Phoenix

21/07/2010 :

Cameron, 7h30. Nous nous réveillons, et nous préparons à partir. Nous quittons l'hôtel vers 8h15. Il pleut par intermittence, mais très dru à chaque fois. Nous nous dirigeons vers Flagstaff, et les Incollables en Anglais nous accompagnent. Généralement, les gars rechignent un peu quand nous proposons ce jeu, mais ils y mettent malgré tout de la volonté quand le jeu est lancé.

Nous rencontrons encore un peu de pluie, mais à l'arrivée à Flagstaff, il fait relativement beau. Nous cherchons le Galaxy Diner, répertorié depuis Paris, et où nous avons projeté de prendre notre breakfast. Nous prenons la route 66, sur laquelle il se trouve, mais ne le trouvons pas directement. Ayant quitté la Mother Road, qui bifurque à droite sans vraiment prévenir, nous tournons à droite 2 fois pour la rejoindre, et dès que nous la retrouvons, nous apercevons le Diner recherché. Première impression : Pas terrible. L'extérieur est en espèce d'alu gris mat, et les néons ne sont pas allumés : on semble être aux antipodes du Diner qui se respecte. Nous nous garons sur le parking, et prenons quelques photos.

 

 

 

L'intérieur, en revanche, est très beau, avec les selleries en skaï, les chromes, la moquette à étoiles, les photos d'acteurs aux murs, quelques affiches et plaques émaillées anciennes...

Une fois assis, nous prenons encore deux ou trois photos. La serveuse vient s'enquérir de notre commande : 2 coffees and 2 orange juices, et nous lui demandons un peu de temps pour commander la suite. Les gars ne savent pas toujours très bien ce qu'ils veulent, et des questions sont généralement posées pour bien se faire expliquer chaque plat envisagé.

 

 

Quand elle revient, nous commandons : une Cheeseburger et frites pour Alan, des blancs de poulet frits avec frites pour Lulu, des pancakes avec oeufs sur le plat et bacon pour Mumu, et 2 blancs de poulet, des patates sautées et 3 oeufs sur le plat pour moi.

 

Nous nous sommes tous régalés, et sommes repartis 3/4 d'heure après, après avoir payé 42$, tips inclus.

Nous avons rejoint le Downtown, et avons déposé Mumu, qui devait y faire un peu de shopping. Nous convenons de nous retrouver 2 heures plus tard. Les garçons et moi devons aller faire un tour chez Boot Barn, à l'entrée Est de la ville, puis aller à Bellemont, à 15 miles à l'ouest, à la concession HD du Grand Canyon.

Chez Boot Barn, rien! 2 ou 3 rayons de bottes de cowboys à bouts arrondis, ça ne le fait pas... Direction HD. On arrive en 1/4 d'heure, et on se gare sur le parking devant l'estrade qui doit servir à honorer les membres du Chapter et leurs belles motos.

 

La concession est vraiment sympa, avec son allure de ferme repeinte en noir et orange. Pas vraiment perdue au milieu des champs, mais dans un cadre nettement plus verdoyant que ce que nous sommes habitués à voir à proximité ou dans les grandes villes...

On visite un peu, je choisis une chemise. En France, quand je vais chez mon concessionnaire, il y a toujours du monde (en termes de clientèle) et quand j'aimerais avoir 5 minutes avec le boss ou le chef-mécano pour leur poser une question, ils sont toujours "en main". Ici, le Directeur sort de son bureau, vient discuter 2 minutes avec moi, me demande d'où je viens, etc... Pas d'autres clients que 2 ou 3 français venus acheter un T-shirt à la concession. Ceux-ci sont en effet valorisants, car ils arborent dans le dos un gros "Grand Canyon" avec un dessin qui va bien... Pour le retour à Paris, c'est la classe!!!

Je n'en ai pas pris.

On repart après avoir payé ma chemise (environ 45 à 48€, on ne trouve pas de prix comme ça chez les concessionnaires français). A propos de prix, ils abusent un peu chez HD France avec les prix des motos. On les paie plus cher en Euros en France, que le prix en Dollars aux States : le change étant encore favorable, les bécanes devraient être, au pire, au même prix en Euros qu'en Dollars...

De retour au Downtown de Flagstaff, nous récupérons Mumu à la sortie d'une petite galerie de commerces, avec un ou deux sacs à la main.

On prend rapidement la direction de Phoenix : plus que 2 heures de voiture... Après toutes ces heures de conduite, ces deux dernières sont un peu longues. En chemin, nous faisons étape à l'Outlet d'Anthem. Encore deux ou trois emplettes, et nous repartons.

1 heure plus tard, nous sommes dans la piscine du Days Inn. L'eau est chaude, il n'y a pas trop de monde, le soleil nous chauffe ardemment, parfois voilé de petits nuages d'altitude. On est bien...

 

 

On est restés ainsi 1h30 environ, puis on s'est préparé à aller à la pizzeria.

 

Nous avons été installés relativement proches des pizzaïolos. Nous sommes arrivés vers 20h, et la salle était comble, et très bruyante.Une demi-heure plus tard, quelques tables ayant été libérées (ils dinent tôt, ces américains), on s'entendait déjà un peu mieux...

Les gars ont regardé les cuistots préparer les pizzas en faisant tourner la pate au dessus de leurs têtes, et en se la passant de l'un à l'autre. Il y en a même un qui a rattrapé la pate dans le dos (je ne sais pas comment il a fait, c'est Alan qui m'a raconté).

Nous avons pris 2 "small" : une pour les gars, et une pour Mumu et moi. Small, ça veut dire 16'' de diamètre, soit 40cm. Cela a été suffisant.

Les gars avaient pris un Coca chacun, et nous des bières. Au bout d'1/4 d'heure, la serveuse a pris les verres des gars, qui étaient presque vides (des verres d'1/2 litre), et les a remplis à nouveau... A l'américaine!!!

Nous sommes rentrés en riant à la chambre, car Alan nous a raconté qu'aux Restrooms, Lucas avait fait des siennes (imitation réussie de De Funes et Carmet dans le célèbre passage de la Soupe au choux où ils déclenchent des éclairs...         ... Suis-je clair?)

Une belote perdue par Mumu et moi avant d'aller se coucher (1012 à 746). Lulu a encore eu un beau jeu. Alan lui, ne prend pas avec Valet, Neuf, 10 et Roi à carreau, accompagnés d'un As d'une autre couleur !!??!!

On a laissé la clim toute la nuit, car il fait très chaud, et la moiteur monte vite dans une chambre où l'on dort à 4!



Publié à 08:00, le 20/06/2010, Phoenix
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Piscine, shopping et Base-Ball

23/07/2010 :

Eh oui! Déjà le dernier jour. On a fait le plein d'images et d'émotions, mais il nous faut songer à revenir au pays, et dès lundi au travail...

En attendant, voici notre journée d'hier jeudi 22/07.

Le matin, nous sommes partis tôt à la piscine (7h15 env). Seuls, nous avons profité de cette eau déjà à très bonne température, mais légèrement moins chaude que la veille. Plongeons, plongées, longueurs, sauts en tous genres...

3/4 d'heure plus tard, nous sommes allés prendre notre breakfast dans la salle prévue (toujours sinistre, comme l'an passé). Ce breakfast ne sera pas gravé dans nos mémoires en raison du choix pléthorique proposé, mais à 55$ (taxes incluses) la chambre pour 4 personnes, avec petit-déj, piscine et climatisation, on ne peut pas être beaucoup plus exigeant que ça...

 

En revenant à la chambre, les gars et Mumu ont repris la direction de la piscine où ils sont restés 1heure environ, pendant que je mettais en ligne l'article daté du 21/07.

Vers 10h, nous sommes partis, à pied alors qu'il faisait 38°C, jusqu'au centre commercial situé à 100m derrière l'hôtel. Dès les 100m franchis, la climatisation du Mall a fait son office, et nous étions dans une galerie à environ 25°C.

Nous sommes passés devant un Microsoft Store, et les gars et moi avons été attirés par le Kinect, qui était en démonstration derrière la vitrine. Cette console, qui (je crois) s'adapte sur une X-Box 360, permet via une caméra de capturer les mouvements du joueur, et les reproduire et les transposer au personnage du jeu vidéo. Ceci, sans capteur, ni manette!

Cela a l'air assez magique, et les démonstrations que nous avons vues avaient l'air vraiment fluides et réalistes.

Nous sommes entrés dans ce Store, et y avons passé 1h30 environ à jouer, et découvrir les produits de l'univers PC/Microsoft, pendant que Mumu faisait un peu de shopping dans le reste du Mall.

Quand elle nous a rejoints, nous avons continué un peu nos achats, puis sommes partis déjeuner dans un Diner à la périphérie de la ville. Il s'agissait d'une succursale du 5 & Diner, où nous avions mangé le premier soir de notre séjour aux States. A l'extérieur du resto, des cerceaux et des affiches incitaient les clients à faire un peu de Hula Hoop : les gars s'y sont essayé, et après une ou deux tentatives laborieuses, se sont mis à faire tourner les cerceaux autour de leurs abdomens à un rythme effréné.

 

Nous sommes entrés, et avons été accueillis par une jeune serveuse sympa, fan d'Edith Piaf, qui nous a chouchoutés pendant tout le repas. L'intérieur du Diner était à l'avenant des standards en vigueur : chromes, tabourets devant le comptoir, Wurlitzer et postes de commande à chaque table, photos de stars et affiches de cinéma, banquettes en skaï,... Les gars ont pris la pizza du menu enfants (servie avec des frites), Mumu a pris des Mini-burgers, pendant que j'attaquais un Double-Cheese. Les gars sont restés sur leur faim, car il est vrai que la pizza était petite, et nous en avons commandé 2 autres, que la serveuse nous a spontanément présentées dans des Boxes, que nous puissions ne pas perdre de temps.

 

En sortant du Diner, Hula Hoop, puis nous sommes passés par un magasin de produits de beauté où Mumu souhaitait faire un dépôt en dollars. Pendant ce temps, les gars et moi sommes allés visiter un magasin d'instruments de musique. Etonnant le nombre d'instruments que pouvait comporter ce magasin pourtant situé au fond d'un parking de galerie commerciale quasiment désert, à peine à 1 mile du désert de l'Arizona, et à 400m de l'autoroute... On se demande vraiment comment ils trouvent la rentabilité

 

En arrivant au Days Inn, les gars et Mumu ont foncé à la piscine pour une heure. Pendant ce temps, j'ai fait un saut au Mall, mais suis vite revenu, ayant fait chou blanc.

A 17h20, nous avons quitté le môtel en direction du sud de la ville, pour une destination inconnue des garçons... Voilà 2 jours qu'ils savent que l'on ne retournera pas à la pizzeria où Lucas souhaitait ardemment, depuis le début des vacances, que nous dinions à nouveau (c'est celle de la veille, mais il n'est pas à ça près...).

En chemin, des panneaux de signalisation nous indiquent que des difficultés de circulation sont à prévoir à proximité du Chase Field, en raison d'un match de Base-Ball. Sans doute n'ont-ils pas vu les avertissements, car ils n'ont deviné où nous allions qu'arrivés devant le stade, où 3 énormes battes d'environ 5 à 6 m de haut étaient érigées, et où beaucoup se faisaient photographier...

Ils étaient super contents.

 

 

Nous sommes entrés, et dès les premiers pas dans le stade, le show commençait, avec des mascottes d'environ 3m50 de hauteur, symbolisant des joueurs mythiques de l'équipe chahutaient, et posaient pour la photo en compagnie des jeunes supporters. Nous avons sollicité l'une d'entre-elles pour la postérité.

 

Puis, nous sommes entrés au magasin de l'équipe des Diamondbacks de Phoenix : là, en rouge et noir, tous les produits possibles et immaginables. Nous avons pris T-Shirts, casquettes et drapeaux puis, habillés aux couleurs de l'équipe locale, nous avons rejoint nos places. Très bien situées pour avoir une bonne vision du jeu. Quand nous avons pris place, l'équipe adverse (les Giants de San Francisco) venait de marquer un point... Nous étions un peu paumés, avec le tableau d'affichage, et notre compréhension du jeu ne s'est à peu près établie qu'au fur et à mesure des coups qui se jouaient.

 

Les Giants avaient un super lanceur, et les bateurs des Diamonds n'étaient pas tout à fait à la hauteur. Au bout d'une heure de jeu, nous sommes allés chercher de quoi nous restaurer (Hot-dogs et dernières frites des vacances, probablement), et sommes revenus à notre place. Pendant les temps intermédiaires nécessaires aux changements d'équipes, de petits jeux sont proposés au public (avec lancers de T-Shirts sponsorisés dans la foule, lancers de balles de Base-Ball vers le public, ou projection sur le grand écran de spectateurs, qui s'excitent dès lors qu'ils se sont reconnus à l'écran, ou encore course à pied des mascottes, etc...). Tout ceci est bon enfant, très sympathique et familial. On est à des miles de la folie de certains supporters de football en France ou en Europe. Avec 17 000 spectateurs environ, c'était une petite soirée, car le stade avait l'air à moitié plein seulement : il faut dire qu'il s'agit du permier match d'une série de 4 contre les Giants. Le calendrier des équipes de Base-Ball est étonnant : depuis le premier juillet, les Diamondbacks ont joué 17 matchs (dont le notre). C'est énorme, et je me demande comment le public peut être présent pour soutenir son équipe avec une telle fréquence, car ce ne sont pas des soirées données. A propos, sur 17 matchs, ils n'en ont gagné que 6...

Au final, les Diamondbacks ont perdu 3 à 0. Nous avons vu un beau Home Run d'un batteur des Giants, et quelques beaux coups des joueurs locaux, mais il a toujours manqué un petit quelque chose...

 

 

 

Vers 21h, l'affaire été bouclée, et nous avons quitté le stade, rejoint la voiture, et sommes rentrés en passant par le Walgreens le plsu proche de l'hôtel pour y acheter un peu d'eau.

Lavage de dents, et extinction des feux, ça n'a pas traîné, car avec 3 séances de piscine dans la journée, les gars étaient créevés et les yeux se sont fermés naturellement dès trouvée la position d'endormissement (sur le dos pour Lulu, et sur le ventre pour son cousin).



Publié à 07:30, le 20/06/2010, Phoenix
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Retour sur la terre française

23/07/2010 :

Aujourd’hui, c’est le dernier des 25 jours que nous avons passés aux US. Ce n’est pas une journée très agréable, selon mes critères, car elle se compose essentiellement d’attente.

Vers 6h40, nous nous levons (sans Alan), et partons pour le breakfast. Pas trop de monde, et même choix qu’hier…

De retour à la chambre, Mumu et Lucas réveillent Alan, et ils partent tous les 3 à la piscine pour un dernier bain. Il faut que ce bain soit assez matinal, car sinon, les maillots voyageront trempés. Pendant ce temps, je me douche, commence à préparer les sacs et mets le blog à jour avec l’article qui parle d’hier.

Ils reviennent vers 10h20, et 1 heure plus tard, douches prises, sacs bouclés et chargés dans la voiture, nous rendons la clé à l’hôtesse au Lobby de l’hôtel. Nous avons maintenant beaucoup de temps à tuer, car l’avion ne décolle qu’à 19h25 et, en comptant le temps de rendre la voiture, du transfert à l’aérogare, enregistrer les bagages, passer la douane, nous prévoyons d’être à l’aéroport vers 15h. Ceci ne laisse pas assez de temps pour faire quelque chose de sérieux, et trop de temps pour que cela passe vite, et que nous évitions l’ennui.

Nous faisons une tentative au Mall proche du Days Inn, mais à peine avons-nous fait quelques pas à l’intérieur, que nous nous rendons compte qu’après la journée d’hier, nous n’avons plus rien à y faire.

Mumu me propose donc d’aller à la pizzeria Grimaldi’s pour déjeuner tôt (Alan n’a rien mangé depuis hier soir), et de tâcher de trouver un autre Mall où flâner après le repas. Proposition acceptée. 10 minutes plus tard, nous sommes assis à une table proche des pizzaïolos. Les gars choisissent leur Small Regina désormais traditionnelle, tandis que Mumu et moi innovons, avec une Small « Jambon / Ricotta ».

En ressortant, nous faisons un dernier arrêt au Walgreens pour y trouver des bricoles, et nous achevons la carte de British Airways. Il restait environ 15$ à utiliser, mais nous ne pouvions nous en servir pour un retrait d’espèces, et nous avions ce solde à dépenser… C’est chose faite : 200$ d’achats sur le dos de la compagnie, ça fait plaisir !

Nous avons repris la voiture, à la recherche du Mall perdu. Nous avons roulé en direction de l’aéroport, espérant en trouver un, et avons fini dans le Downtown de Phoenix, où nous avons garé la voiture, et sommes partis à pied, chercher des commerces. Là, rien qui nous intéresse : quelques restos, un Convention Center, quelques banques, des hôtels…

Il faisait chaud (environ 38°C), et très lourd. Nous avons fini au Hard Rock Café, où nous avons bu des limonades (nature pour les gars, et Strawberry pour les adultes). Le serveur était sympa, et il revenait d’un séjour à Londres, où il a été envoyé en renfort pour quelques jours à cause d’un évènement auquel participait Paul Mc Cartney. De Londres, il a fait un saut à Paris, et est venu voir Eiffel Tower, Le Louvre, Le Hard Rock Café, …

En repartant, nous avons pris la direction du Rental Car Return, où l’efficacité que nous avions constatée l’an passé s’est avérée être une constante. 1 minute montre en main à partir du moment où j’ai stoppé la voiture, et nous pouvions quitter la société Alamo, avec notre récépissé en main. Au total, nous avons parcouru 4 239 miles en 25 jours, soit 6 820 km. Cela nous fait une moyenne de 272 km par jour. Aucun problème avec la Kia Borrego, que nous avons rendue avec 25 250 miles au compteur (ceci ne fait que 40 000 km environ), malgré la température qui a quand même été en grande majorité au dessus de 35°C, et même souvent à 40°C ou plus… Au niveaud de la conso, je pense que nous faisions un bon 10 à 12 litres de sans plomb 87.

Nous avons laissé, dans le coffre de la voiture, la glacière que nous avions achetée dès notre arrivée, et qui nous a été bien utile : 15$ bien dépensés.

Nous sommes allés prendre la navette qui nous a déposé au terminal 4. Il nous a fallu attendre un peu avant de passer à l’enregistrement des bagages, temps que les gars ont passé à courir autour d’une rambarde délimitant l’espace autour d’un escalator. Ils se sont chronométrés, ont couru, sauté… A l’embarquement, pas de problème : 1 sac de 19.6 kg, 1 de 18.2, 1 de 17,6 et 1 de 12,5. Nous avions droit à 92 kg, et nous en avons utilisé 68.

 

 

 

 

 

 

 

Ensuite, nous avons flâné un peu dans le hall de l’aérogare, et mangé une glace. Puis, nous avons passé la douane, et direction la Porte B25 où nous embarquerons. En ce moment, nous attendons. Il est 18h15, et de plus en plus de gens s’installent autour de nous. Certains sont des américains, et sont arrivés avec des pizzas et des sodas… Ah, la bouffe !!! Pendant l’attente, les gars se lancent ce fameux jouet qu’Alan s’était acheté vers le début de notre séjour, et qui a parcouru un certain nombre de kilomètres en l’air à force d’être lancé dans tous les sens, et sur toutes les surfaces.

 

 

Après être montés dans l'avion, tout a été normal : lecture, restauration dans les 2 heures qui ont suivi le décollage, problèmes de casque audio qui n'ont été règlés qu'au bout de 2 heures également, vidéo pour les gars, puis dodo...

Lucas s'est réveillé tôt, et a commencé à regarder des dessins animés. Mumu a dormi plus longtemps. Alan, quand il s'est réveillé, a rejoint Lucas dans la contemplation des dessisn animés. Puis, je leur ai trouvé une vidéo dont je savais qu'elle les intéresserait : les 500 plus beaux buts de football. Ils ont accroché tout de suite!!!

Il nous a été servi une collation en fin de vol : Lulu et Mumu n'y ont pas touché, à l'exception du yaourt, pendant qu'Alan testait la crèpe au jambon fromage du bout des dents et mangeait son yaourt. Quant à moi, j'ai mangé tout le contenu de ma ration.

Atterrissage à Londres après avoir fait 2 tours de la banlieue (sûrement pour trouver une place où se garer). C'est quand même effarant, qu'avec les moyens informatiques dont dispose un aéroport, on n'arrive pas à planifier l'arrivée des avions à peu près au bon moment, et d'être obligés de leur faire faire des ronds en l'air en attendant leur tour pour atterrir.

Idem au moment de sortir de l'avion : à paritr du moment où l'avion a été immobilisé, il nous a fallu attendre au moins 20 minutes pour commencer à avancer dans l'allée et sortir.

A Londres, l'escale n'était pas longue, et après avoir sacrifié aux formalités et contrôles douaniers à la mode, nous avons fait manger un croque-monsieur aux gars au Bagel Street dont j'ai déjà parlé le premier jour, avant de nous présenter à l'embarquement pour le vol final.

Alan était excité à l'idée de retrouver ses parents 1 heure plus tard. Mais l'avion est resté à terre, à l'arrêt, moteurs tournant, au moins 40 minutes. Nous devions décoller à 14h45 (heure de londres), et arriver à 17h05 (heure de Paris). Nous nous sommes présentés en bout de piste à 15h45 (heure de Londres) : on ne pouvait pas être 20 minutes plus tard atterris à Roissy... Au final, nous avons atterri vers 17h30 à Roissy (le 24/07/2010, décalage horaire oblige) et, à 17h55, nous avons récupéré nos 4 valises (un exploit). Nous sommes sortis, Alan en tête, et à l'ouverture de la porte automatique, on a vu la joie s'afficher sur les visages de ses parents qui nous attendaient depuis quasiment 1 heure...

Effusions, embrassades, direction le parking, chargement délicat de la voiture, car avec 6 passagers et armes et bagages pour 4, le monospace n'était pas fier...

Encore 3/4 d'heure de route, et nous arrivions à la maison, où Romain nous attendait, excellente surprise (pas pour moi, car il m'avait dit par téléphone qu'il serait probablement là)!

Après les douches, c'est le grand déballage qui commence (déballage verbal des souvenirs, déballage des sacs).

1 bouteille de Saint Estèphe, des fromages français, des sushis et de la saucissonnade nous ont permis de nous restaurer joyeusement dans le jardin, évoquant tous les aspects du voyage (vu de France, vu de là-bas, etc...).

Nous sommes maintenant dimanche matin, 25/07/2010, et cet après-midi, Alan va nous quitter pour aller rejoindre son frère (qui lui manque) en vacances chez ses grands-parents. Dans 15 jours, il partira avec ses parents et son frère faire une cure de bonne nourriture du terroir dans le Périgord!

Lucas lui, restera 1 semaine à Paris, avant d'aller se faire chouchouter en Normandie chez sa Grand-mère Micheline, puis en Vendée chez sa Grand-mère Jacqueline et sa Tatie Colette...

Quant à nous, dès lundi, au boulot!

 



Publié à 07:00, le 20/06/2010, Région parisienne
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